samedi 9 mai 2026

Sébastien Le Prestre de Vauban, marquis de Vauban, dit Vauban







Figure emblématique de l'histoire militaire française, le maréchal Vauban est reconnu pour avoir révolutionné l'art de la fortification sous le règne du Roi-Soleil.
Né le 1er mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret dans le Morvan (un décret impérial transforma son nom en Saint-Léger-Vauban en 1867). Il est issu d'une famille du nivernais qui porte des qualifications de noblesse (quatrième génération pour l'ascendance paternelle) et mort le 30 mars 1707 à Paris. Son père âgé de trente ans à sa naissance, Albin ou Urbain Le Prestre, suivant les généalogistes, qualifié d'« écuyer » sur le registre de baptême de son fils, appartient à une lignée noble depuis trois générations[réf. à confirmer], mais cousinait par sa mère, Françoise de La Perrière (fille de Gabriel de la Perrière, seigneur de Billy et de Dumphlun), avec des maisons d'ancienne chevalerie, les Montmorillon et les Chastellux. C'est un homme discret, peu causant, dont la passion principale semble être la greffe des arbres fruitiers (il a laissé à la postérité les pommes et les poires Vauban)…
Quant à la mère de Vauban, « damoiselle Edmée de Carmignolles (ou Cormignolles), fille de Jehan Carmignolles, escuyer », âgée de vingt-deux ans à sa naissance, elle sort d'une famille de marchands et de paysans enrichis, des « principaux du village », comme le mentionnent les documents[réf. nécessaire]. C'est elle qui apporte en dot une demeure paysanne à Saint-Léger-de-Foucherets.

Ingénieur, architecte militaire, urbaniste, hydraulicien et essayiste français, il est nommé maréchal de France par Louis XIV.

Le marquis Sébastien Le Prestre de Vauban est repéré par Mazarin qui l’intègre aux armées du roi en tant qu’ingénieur. Sous le règne de Louis XIV, son talent est pleinement reconnu.
Ses talents sont reconnus et le 3 mai 1655, à l'âge de 22 ans, il devient « ingénieur militaire responsable des fortifications ». En 1656, il reçoit une compagnie dans le régiment du maréchal de La Ferté[19]. De 1653 à 1659, il participe à 14 sièges et est blessé plusieurs fois. Il perfectionne la défense des villes et dirige lui-même de nombreux sièges. En 1667, Vauban assiège les villes de Tournai, de Douai et de Lille, prises en seulement neuf jours. Le roi lui confie l'édification de la citadelle de Lille qu'il appelle lui-même la « Reine des citadelles ». C'est à partir de Lille qu'il supervise l'édification des nombreuses citadelles et canaux du Nord, lesquels ont structuré la frontière qui sépare toujours la France de la Belgique. Il dirige aussi le siège de Maastricht en 1673. Enfin, il succède le 4 janvier 1678 à Clerville au poste de commissaire général des fortifications.
Son génie a conduit à la conception et à la réalisation de plus de 150 places fortes à travers la France, consolidant ainsi les frontières du royaume. Les archives du SHD offrent un aperçu unique de la méthode de travail de Vauban. Elles mettent en lumière deux réalisations majeures : la citadelle de Lille, construite dès 1668, qui marque ses débuts comme ingénieur, et la ville de Neuf-Brisach, érigée à partir de 1698, qui représente l’aboutissement de son savoir-faire en matière de fortifications.

Un document particulièrement remarquable est une carte de la citadelle de Lille, issue des fonds du génie et annotée de la main de Vauban lui-même. Elle permet de comprendre les principes défensifs de cette place forte, construite sur ordre du roi et de Louvois, secrétaire d’État à la guerre. Destinée à surveiller la ville de Lille, récemment intégrée au Royaume de France, et à la protéger des assauts ennemis, la citadelle repose sur un marécage pouvant être inondé en cas d’attaque. Innovante, elle prend également en compte la vie des soldats qui y résident en intégrant du casernement, une boulangerie et un puits, offrant ainsi des conditions optimales pour résister à un siège.

Trente ans plus tard, Vauban entreprend la construction de Neuf-Brisach, ville édifiée de toutes pièces pour remplacer une forteresse tombée aux mains de l’ennemi et renforcer la défense de la frontière du Rhin. Conçue dans son intégralité par Vauban, elle illustre parfaitement sa vision stratégique.

Au-delà de ces réalisations emblématiques, Vauban a fortifié l’ensemble des frontières du royaume en établissant un réseau défensif qu’il qualifiait lui-même de « pré-carré », destiné à protéger la France des invasions. Les archives présentées ici sont précieuses à plus d’un titre : conservées depuis plus de trois siècles par le SHD, elles offrent un témoignage inégalé sur l’histoire de la construction militaire et urbaine. Elles sont également essentielles pour comprendre l’évolution du génie militaire en France et à l’étranger, Vauban ayant influencé les fortifications bien au-delà des frontières du royaume.
Considéré comme le père des ingénieurs militaires, le maréchal de Vauban a laissé un héritage conséquent derrière lui. Trois siècles plus tôt, cet ingénieur militaire a transformé les frontières du royaume en construisant plus de 150 places fortes entre 1668 et 1698.

Le service d’infrastructure de la Défense perpétue d’ailleurs aujourd’hui cet héritage grâce à son emblème représentant une citadelle construite par Vauban.
Parmi les villes fortifiées, on peut citer : Grenoble, Sisteron, Briançon, Perpignan, Nîmes, Alès, Brest, Cherbourg, Dieppe, La Rochelle, Saint Malo, Antibes, Nice, Marseille, Saint Tropez, Besançon, Calais, Arras, Sedan et bien d’autres…. On doit aussi à Vauban 3 réalisations civiles : l’inachevé Aqueduc de Maintenon, le canal du Midi et les canaux des Flandres.

Selon Napoléon, la ceinture de fer a sauvé par deux fois la France de l’invasion sous Louis XIV lors de la Bataille de Denain, et pendant la révolution.


L’apport de Vauban

Dans la deuxième moitié du XVe siècle, l’apparition du boulet métallique due aux progrès de la métallurgie rend l’artillerie beaucoup plus performante. La conséquence en est que les solutions traditionnelles de la fortification qui, depuis les Grecs et les Romains, permettaient de résister à la menace de l’artillerie nevrobalistique (catapultes, mangonneaux et autres trébuchets…) ne suffisent plus.
Désormais, le boulet métallique tiré à moins de 100 mètres brise n’importe quel rempart de pierre quelle que soit son épaisseur. Les architectes de ce temps essayeront en vain, comme au château de Salses, de construire à grands frais des murailles de 12 mètres et des voûtes de 9 mètres d’épaisseur, en les défilant par rapport à l’assaillant. Rien n’y fera. Ce sont des ingénieurs italiens qui vont trouver la réponse avec deux innovations décisives:
Le mur de terre rempart de 25 mètres d’épaisseur revêtu de pierres ou de briques qui absorbe le choc du boulet métallique. Le problème est que, comme on ne sait pas lever de tels remparts à de grandes hauteurs sans qu’ils s’écroulent, il est nécessaire de les défiler dans le fossé et donc, étant très bas, il devient impossible pour le défenseur de voir ce qui se passe au bas du rempart qu’il défend et donc d’empêcher un mineur de s’en approcher. La seule solution est de faire surveiller et défendre ce pied de rempart par ses voisins de droite et de gauche, d’où le tracé en redans qui deviendra vite le « tracé bastionné », où chaque bastion est couvert latéralement par un bastion adjacent dont les feux ne laissent aucun angle mort. En avant du rempart un glacis également couvert par les feux provenant des remparts oblige l’assaillant à progresser à découvert. A partir de cet agencement architectural il convient de retarder le plus longtemps possible le moment ou l’assaillant approchera de la dernière muraille du défenseur, d’où la multiplication en avant de dispositifs visant à retarder sa progression tels que les demi-lunes, les contre-gardes, les tenailles et des ouvrages plus compliqués dit à couronne ou à cornes. Cette sophistication des défenses successives fait des places fortes des XVIIe et XVIIIe siècle des échiquiers compliqués sur lesquels sont déroulés les ballets réglés qu’étaient les sièges de cette époque.
En effet l’adoption de ce dispositif rend impossible toute progression à découvert de l’infanterie d’attaque. Celle-ci devra donc progresser dans des tranchées en zigzag pour ne pas être balayée par les tirs d’enfilade d’artillerie et de mousqueterie des assiégés. Chacun de ces cheminements en chicane, protégés des tirs par les terres rejetées alternativement à droite et à gauche, prendra le nom « d’attaques ». Mais les diverses attaques étant isolées, sans liaisons entre elles, une sortie de la garnison assiégée pouvait à tout moment en détruire une sans que les soldats des autres tranchées puissent leur porter secours. Quant à la brèche, qui devait être pratiquée dans le mur d’escarpe reliant deux bastions afin de permettre aux assiégeants de pénétrer dans la place, elle était réalisée au moyen d’un « fourneau de mine » ouvert à la pince et au pic par un mineur très vulnérable pour pouvoir y placer les explosifs destinés à faire écrouler le rempart. Un siège était donc extrêmement coûteux en vies humaines, pour les deux parties.

12 fortifications de Vauban sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco


Ingénieur militaire Français

Philibert de l'Orme, «architecte du roy et général des forteresses du pays et duché de Bretagne»,
Jean de l'Orme, sieur de Saint-Germe, frère de Philibert de l'Orme,
Jean de Renaud de Saint-Rémy, architecte du roi de France : Saint-Paul-de-Vence (1546-1556), Fort Carré (Antibes),
Louis de Foix : phare de Cordouan,
Raymond de Bonnefons (mort en 1607), ingénieur du roi en Provence, Dauphiné et Bresse : fortifications d'Antibes, Toulon,
Jean de Bonnefons, ingénieur du roi en Provence,
Jean de Beins, ingénieur et géographe du roi pour le Dauphiné à partir de 1607,
Hervé Boullard : Navarrenx, Mont-de-Marsan (1577), Nérac (1585),
François de Mandon (dit de Saint-Rémy), (v.1530-1575),
Joseph Boillot (1546-1605), ingénieur du roi Henri IV, il assure la fortification de Langres,
Jean-Nicolas Desandrouins, colonel du génie, il assure la réalisation des défenses du Canada puis participe à la campagne du comte de Rochambeau aux États-Unis,
Jean Donnat, ingénieur militaire en Languedoc : port de Sète, fort de Brescou,
Jean Errard de Bar-le-Duc (vers 1554-1610), architecte royal : Picardie et Île-de-France (1599), premier traité français de fortification,
Jean L'Hoste (vers 1586-1631), ingénieur des fortifications du duc de Lorraine : Nancy, Marsal,
Pierre de Conty d'Argencour (1575-1655), ingénieur général des provinces d'Aunis, Saintonge, Poitou, Guyenne, Béarn et Navarre : Brouage (1628), Saint-Jean-Pied-de-Port,
Antoine de Ville, dit le chevalier Deville (1596-1656) : Pula,
Blaise François Pagan (1604-1665),
Nicolas de Langres (mort en 1665), ingénieur du roi ayant servi au Portugal à partir de 1640,
Louis Nicolas de Clerville (1610-1677), commissaire général des fortifications du royaume : fort Saint-Nicolas (Marseille), canal du Midi,
Pierre de Massiac de Sainte-Colombe (1616-1682),
Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), commissaire général des fortifications du royaume à la mort du chevalier de Clerville : ceinture de fer,
Guy Creuzet de Richerand (1652-1704), ingénieur du roi, directeur des fortifications en Dauphiné,
André de Lambert, ingénieur militaire, a participé aux côtés du chevalier de Clerville aux travaux du canal du midi.
Joseph-Gaspard-Louis Lambert de Guérin (1655 - ?), ingénieur du roi louis XIV, ingénieur général russe du tsar Pierre 1er, réalise les plans de Forteresse Pierre et Paul et prend une part active à la fondation de st Petersbourg
François Ferry (1649-1701), ingénieur du roi, directeur des fortifications de la façade atlantique,
Siméon Garangeau (1647-1741), ingénieur du roi, directeur des fortifications en Bretagne,
Jean de Mesgrigny (1629-1720), lieutenant général du roi, ami de Vauban, directeur des fortifications du Hainaut,
Antoine Niquet (vers 1640-1726), ingénieur du roi, directeur des fortifications en Provence, Languedoc et Dauphiné,
Isaac Robelin (1631-1709), ingénieur du roi, directeur des fortifications en Flandres,
Jacques Tarade (1640 - 1722) ingénieur du roi, directeur des fortifications en Alsace,
Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1682-1756),
Louis de Cormontaigne (1695-1752),
Marc-René de Montalembert (1714-1800),
Claude François Grillot de Prédélys (1725-1802),
Jean Le Michaud d'Arçon (1732-1800),
Jacques Noel Sané (1740-1831), le "Vauban de la marine",
Simon François Gay de Vernon (1760-1822),
François Nicolas Benoît Haxo (1774-1838), 1er "Vauban du xixe siècle",
Simon Bernard (1779-1839) ; le "Vauban du nouveau monde",
Raymond Adolphe Séré de Rivières (1815-1895), second "Vauban du xixe siècle".
Jean Mathieu d'Asté, ingénieur militaire en Languedoc : port de Sète, fort de Brescou, corps royal du génie
Georges Baptiste d'Asté, ingénieur militaire en Languedoc
François d'Asté, ingénieur militaire en Languedoc






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