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lundi 26 mars 2018

Le château de Mehun-sur-Yèvre






Entre Vierzon et Bourges, non loin de la limite avec le Loir-et-Cher, Mehun se situe au Nord-Ouest du département, dans l'axe de Vierzon, elle fait face à Blois, deux beaux châteaux dialoguent, échangent.... Au IXe siècle, cette place forte existait déjà, au XIIe elle avait conquie la famille Courtenay, avant de passer à la maison des Artois puis revient finalement à la famille royale des Valois.














Dénomination : Château-fort, puis château


Localisation :   18500, Mehun-sur-Yèvre, département du Cher.


Région : Centre-Val-de-Loire


Année de construction :  IXe siècle....













L'architecture : 


Le château gothique, résidence princière Mehun-sur-Yèvre modèle des châteaux construits à la fin du XIVe et au XVe siècles, cette résidence de la famille du prince Jean, perçue comme un lieu d’élégance et de modernité, a connu un rayonnement artistique considérable. Les travaux se sont étalés sur vingt-cinq ans, de 1367 à 1392. Certains ont pu écrire qu’il s’agissait de « l’une des plus belles maisons du monde». Son plan est celui des forteresses du XIVe siècle : un quadrilatère, une tour à chaque angle dont l’une, plus importante, constitue le donjon. Un fossé profond, alimenté par les eaux de l’Yèvre, entoure le château. Quatre corps de logis joignent les tours ; deux galeries sont ouvertes sur la cour intérieure, la chapelle surmonte la porte. A l’entrée, plus de pont-levis mais un pont de pierres, à trois arches. Plus de herse mais un portail fortifié formant avant-corps, surmonté d’une chapelle à deux étages, l’un réservé au personnel, l’autre, en haut, pour le prince et ses familiers. De hautes verrières gothiques laissent entrer la lumière. La grande salle se signale à l’extérieur par son pignon percé de grandes baies et par ses fenêtres à meneaux. Dans un château de style gothique, la verticalité domine avec les colonnettes, les pinacles effilés, les combles en pente raide couverts de plomb doré, les flèches aiguës. Il se dégage de la surélévation des tours rehaussées de constructions aériennes, ajourées, tout en lignes verticales, une impression de fuite vers le ciel. Les platesformes surmontant les tours, qui auparavant étaient dévolues à la défense de la forteresse, sont transformées en belvédères polygonaux, surmontés de hautes cheminées, de toits coniques, de bannières métalliques aux armes de Berry – trois fleurs de lis, engrêlées de rouge.

La forteresse dessine un étroit trapèze planté sur une éminence rocheuse, flanqué aux angles de tours cylindriques. La plus grosse tour, la seule qui soit intégralement conservée, trône dans l'angle nord et faisait office de donjon. Elle possède un diamètre de 12 m et à son sommet une jolie couronne de mâchicoulis moulés à motifs végétaux et trilobés. Les niveaux intérieurs sont voûtés en pierre. Des arrachements de courtines se lisent encore sur sa face est. C'est là, au-dessus de la porte, que se trouvait suspendue entre ciel et terre la merveilleuse chapelle construite par Jean de Berry. Il s'agit d'un agencement absolument unique dans toute l'architecture castrale médiévale. La tour ouest est la seule des autres tours qui soit partiellement préservée. Elle est éventrée sur toute sa hauteur, mais donne encore une idée assez nette de sa splendeur passée. Les deux autres tours sont aujourd'hui dérasées. Leurs bases talutées pleines ont toutefois subsisté et témoignent nettement des origines philippiennes de la construction primitive. A l’intérieur de la Tour, quatre salles conservent une remarquable collection d’objets archéologiques, de gravures, de reproductions de miniatures, témoins à la fois des grandes heures du Château et de la vie quotidienne de la cité médiévale de Mehun-sur-Yèvre. Sont à observer notamment les magnifiques carreaux de pavement bleu cobalt, référencés comme étant les premiers « bleus de France ». Les 168 marches permettant d’accéder au sommet de la Tour réservent une surprise : un panorama inattendu, dont la Cathédrale Saint-Etienne de Bourges inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il subsiste quelques témoignages picturaux de ce que fut Mehun-sur-Yèvre au temps de sa grandeur. Le plus significatif est sans aucun doute la célèbre enluminure tirée du livre d'heures connu sous le nom de Très Riches Heures du duc de Berry, réalisée par les frères de Limbourg au début du XVe siècle. Ce chef-d'œuvre du XVe siècle est aujourd'hui conservé au musée Condé de Chantilly. Une scène représentant la Tentation du Christ reproduit sans doute assez fidèlement le château à l'apogée de sa gloire. Les tours, fines et élégantes, s'élancent vers le ciel avec leurs toitures en poivrière, leurs clochetons et leurs pinacles. La chapelle gothique finement ouvragée et les sommets des tours ressemblent à de l'authentique dentelle de pierre. Il est également à noter que le château connut encore de légères modifications à la fin du XVe siècle afin de l'adapter sommairement aux armes à feu.
Les belles fenêtres gothiques à meneaux géminés, le couronnement de mâchicoulis avec ses corbeaux supports ornés de feuillages, les hautes salles voûtées et les cheminées (restaurées) appartiennent à la résidence de Jean de Berry construite à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle. Les frères de Dammartin, architectes, André Beauneveu de Valenciennes, et vraisemblablement Jean de Cambrais, maîtres sculpteurs, ont œuvré à l’ordonnancement des bâtiments et aux riches décors des appartements, de la salle d’apparat et surtout de la chapelle.
Des superstructures en dentelles de pierre couronnaient les terrasses des tours, en rappelant les remplages sculptés des baies de la chapelle, comme autant de lanternes de verre et de lumière.
 Cette résidence, telle une châsse richement ornée et dorée dans ses faîtages renfermait des collections et des œuvres incommensurables auxquelles s’ajoutaient un cabinet de curiosité, une bibliothèque et une ménagerie.
 Abandonné, il fut frappé par la foudre puis démantelé au XVIIe siècle. Les vestiges furent vendus à la Révolution à un marchand de matériaux. Les murs étaient composés de deux parements en pierre de taille ou en moellon, remplis d'un blocage de débris de pierre et de silex. Les voûtes du sous-sol sont en berceau surbaissé ; celles des salles du donjon, sur croisées d'ogives.






  

Matériaux : Pierre








Historique:

Au XIVe siècle, le château de Mehun-sur-Yèvre, à quelques kilomètres de la ville de Bourges (département actuel du Cher), est une des résidences du duc Jean de Berry (1340-1416), troisième fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg (Bon, 1315-1349). C'est en 1367 que le duc de Berry entreprit les travaux de construction du château de Mehun-sur-Yèvre sur les infrastructures d'édifices à vocation défensive ayant appartenu aux princes et seigneurs de Mehun, Courtenay et Artois.

Un peu plus tard, vers le milieu du XVe siècle, Charles VII s’installe à Mehun, la cité est ville royale. Oui, certes, mais ce n’est pas grâce à Charles que Mehun est une cité royale ; il n’a fait que confirmer les privilèges qui avaient été accordés par ses prédécesseurs. C’est la confiscation des biens de Robert III d’Artois qui, en 1332, apporte le fief de Mehun dans le domaine royal. Par la redistribution de ce bien en gratification à de puissants personnages, la cité va connaître des seigneurs d’importance comme, le patriarche d’Alexandrie, le duc de Normandie (futur Jean II le Bon), Jean de Bohême (grand-père de Jean de Berry et père de Bonne de Luxembourg, la femme de Jean II), ainsi que le futur Charles V en tant que Dauphin de France.

Le marquis de Villeneuve Cet homme, contemporain de la Révolution Française, devient préfet du Cher en 1816. C’est lui qui rachète les ruines du Château de Mehun-sur-Yèvre, devenant dès lors la propriété de la municipalité. En tant que préfet, il favorisera également l’essor des manufactures de porcelaine dans le département. Le donjon, profondément restauré au XIXème siècle, abrite aujourd’hui le musée Charles VII, où l’on découvre un peu de ce qu’avait pu être la vie au Moyen Âge.


Le château

Vers le IXe siècle, une première fortification semble exister (des fouilles récentes le prouvent).
 Au XIIe siècle, une forteresse est construite par la puissante famille Courtenay.
 En 1332, Robert III d'Artois, héritier de la famille Courtenay est banni. Ses terres sont annexées au Royaume de France. Le domaine est donné par le Roi Philippe VI de Valois à Jean de Luxembourg, Roi de Bohème. Mais la même année, le fils de Philippe VI (le futur roi Jean II le bon) épouse la fille du roi de Bohème. Mehun retourne dans le domaine Royal de France.
 En 1360, Jean II le bon donne le Berry en apanage à son 3ème fils. Ce nouveau Duc de Berry est un grand combattant mais surtout un homme lettré passionné d'art et de culture.
 En 1367, Jean Ier Duc de Berry ordonne le début des travaux de modernisation des défenses et d'embellissement du château médiéval. Guy de Dammartin est l'architecte; André Beauneveu et Jean de Cambrai sont les sculpteurs.
 En 1390, les travaux extérieurs semblent terminés, mais commencent les réalisations d'habitation.
 En 1414, durant la guerre entre Armagnac et Bourguignon, le Duc de Guyenne quitte Paris et se réfugie au château de Mehun.
 En 1416, Jean Ier Duc de Berry meurt, il ne verra pas la fin des travaux. Le Duc ayant reçu le Berry en apanage, le château revient dans le domaine Royal.
En 1417, le château est si luxueux et prestigieux qu'il devient l'une des résidences préférées des Rois. En 1429, la ville de Mehun reçoit Jeanne d'Arc après le couronnement du roi à Reims. La légende prétend que certains plans des futures batailles contre les "Anglois" ont été décidés dans le château. En 1461, le roi Charles VII décède au château de Mehun. A partir du 16ème, les rois délaissent Mehun au profit des châteaux de la vallée de la Loire.
En 1550, un incendie dû à la foudre ravage une partie du château.
 A partir de 1562, les guerres de Religions n'épargnent pas les bâtiments.
 Au XVIIe siècle, le château est partiellement démantelé.
 Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent le château comme bien national. Le saccage commence et sonne le glas de ce prestigieux monument.
 En 1817, un arrêté préfectoral donne la ruine à la ville de Mehun sur Yèvre.
 En 1840, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.

 Au XXe siècle, des travaux de consolidation sont entrepris. Un musée est installé dans le tour.
 Au XXIe siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine et du site est libre et gratuite. L'entrée du musée (l'intérieur de la tour) est payante.
C’est aussi dans ce château que Jeanne d’Arc reçut ses lettres de noblesses, de plus, Louis XI encore Dauphin y fut un temps prisonnier. Ce château servit de carrière, on retrouve encore dans Mehun, de vieilles maisons qui contiennent des pierres du château dans leurs murs. A propos de Mehun, le chroniqueur Jean Froissart déclarait sans ambages qu'il s'agissait de " l'une des plus belles demeures du monde. "

Le duc Jean de Berry, à sa fuite de Paris en 1418, chassé par les Bourguignons, s’installa dans son nouveau domaine du Berry. Décédé en 1416, le duc Jean de Berry et ses somptueuses résidences étaient encore dans toutes les mémoires. Celui qui n’est pas encore le roi de France, encore adolescent, tombe amoureux de Mehun-sur-Yèvre, de la quiétude que l’on peut y trouver dans la période trouble de la Guerre de Cent Ans. Il y habitera dès lors régulièrement, amenant avec lui sa Cour, dont fait partie la belle Agnès Sorel, favorite du roi. C’est au château de Mehun-sur-Yèvre qu’il anoblira Jeanne d’Arc en 1429, pendant le séjour de la Pucelle d’Orléans dans la région. Elle préférait résider en dehors de la Cour du Roi, comme dans cette maison encore visible aujourd’hui à Mehun-sur-Yèvre, alors propriété du chirurgien Renaud Thierry.
Vers la fin de sa vie, Charles VII choisit de vivre dans son château, autant par amour de sa propriété que par peur d’être victime d’empoisonnement, ses ennemis étant nombreux. La ville de Mehun-sur-Yèvre est une ville « Johannique », c’est-à-dire membre d’une association qui a pour but de promouvoir et de protéger l’image de Jeanne d’Arc. J’ai un sentiment mitigé sur Jeanne d’Arc.

Les vestiges du château se réduisent aujourd'hui à la grosse tour (donjon) et à quelques pans de murs. Quelques indices de ce qu'était l'édifice du temps de sa splendeur ; ainsi dans le livre des « Très Riches Heures du duc de Berry » se trouve une enluminure représentant le château au début du XVe siècle dans son intégralité et servant de décor à la « Tentation du Christ ». Les vestiges encore visibles aujourd'hui, datent pour l'essentiel du XIVe siècle. Il fut alors remodelé entre 1367 et 1390 pour le duc Jean de Berry par l' architecte Guy de Dammartin pour en faire une résidence luxueuse. Le décor sculpté est dû aux ateliers d' André Beauneveu et de Jean de Cambrai[2]. Largement ruiné depuis le XVIIIe siècle, ce fut l’un des plus excentriques châteaux gothiques.












Les hommes



¤  Charles VII, roi de France développe l'économie

Proclamé roi dans la chapelle du château en octobre 1422 entre quelques partisans, Charles VII succède à son père Charles VI dit le fol et époux de Marie d’Anjou, fille de Yolande d’Aragon. A quatre lieues de Bourges, capitale du duché de Berry et pour un temps celle de la France, le château de Mehun, déjà modèle et centre artistique, devient un retrait face au monde politique. La belle résidence de Jean de Berry abrite désormais les derniers sujets fidèles à la cause royale. A cette époque, la prospère cité de Mehun était pour Bourges ce que, plus tard, Versailles sera pour Paris. Raillé par les anglais, le petit roi de Bourges devient rapidement le bien servi, puis le victorieux. De nombreux actes sont passés à Mehun, mais l’un des plus importants reste certainement la remise à Jeanne d’Arc de ses lettres de noblesse. Sous son règne, Charles relève la France, pas seulement par les batailles et la reconquête face aux anglais, mais aussi en créant les premiers fondements des grands principes économiques, militaires et administratifs de la fin du Moyen Âge. Louis XI ne fera qu’amplifier et stabiliser d’une main ferme le mouvement. Malade et hanté par la crainte de l’empoisonnement politique, Charles se retranche à Mehun, où il passe les dernières années de sa vie ; il y meurt le 22 juillet 1461 entouré de quelques fidèles.


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¤ Jean Ier de Berry

Constructeur du château actuel au XIVe siècle, contribue au développement des arts.


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¤  Mahaut de Mehun-Courtenay

Fille de Philippe de Mehun, Mahaut se marie au début du XIIIe siècle avec Robert 1er de Courtenay, neveu de Louis VII, roi de France et frère de Pierre II de Constantinople. Sous son impulsion, Mehun devient une ville franche, dynamique et prospère. Avec Mahaut, s’ouvre à Mehun une période de construction, avec le nouveau château, l’extension de la collégiale et l’enceinte de ville. Un autre édifice, quelque peu oublié, est l’abbaye de Beauvoir, en limite entre les terres de Mehun et de Marmagne. Elle comportait une vaste abbatiale aux colonnes engagées et aux chapiteaux à crochets entourée de bâtiments conventuels ; elle se dressait alors au bord de l’Yèvre et abritait les sépultures des seigneurs de Mehun. Les Archives départementales du Cher conservent dans leur chartrier un document exceptionnel en relation avec cette abbaye et qui peut être considéré comme l’une des plus belles chartes de la région.


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Béatrix de Mehun 

Fille d’Etienne de Mehun, elle est mariée en 1025 avec Geoffroy, dit le Normand. Elle apporte ainsi la belle terre de Mehun, centrée autour de son château, à son époux qui est en train de constituer le domaine seigneurial de Vierzon. Trois de ses fils deviendront seigneurs de lieux historiquement importants : Selles-sur-Cher, Vierzon et Mehun. D’ailleurs, la seigneurie de Selles a été longtemps rattachée à celle de Mehun. Béatrice pondéra les élans guerriers de son époux et transforma le château de pierre et de bois de Mehun en un édifice “à la mode”, construit sur une motte de terre, surélevant le rocher qui domine toujours la rivière de l’Yèvre.


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Le Marquis de Villeneuve

Pons-Louis-François de Villeneuve-Hauterive, dit François-Pons, marquis de Villeneuve est né le 11 janvier 1774 de Jean-Joseph-Marie de Villeneuve-Hauterive et de Marguerite-Rose d’AmblardIl embrasse la cause royale et arrive dans le département du Cher en tant que Préfet ultra-royaliste le 16 février 1816. Animé par un fort sentiment religieux, c’est un personnage d’ordre, soucieux du développement de son département. En deux ans, il arpente les communes, fait réaliser des rapports, développe l’industrie (porcelaine à Vierzon, drap à Bourges…), conforte et construit, trace des routes, s’intéresse à la santé publique, etc. L’un de ses actes en rapport avec la mémoire royale est le rachat des ruines du château de Mehun. Dès juillet 1816, il écrit "le château de Mehun", réduit par l’inconcevable incurie des berrichons et de leur administration, à deux tours ruineuses. Il fait arrêter immédiatement la démolition de la tour ouest, puis procède au rachat du lieu en s’appuyant sur le Conseil municipal de Mehun. Ainsi, suite à l’acte du 20 mars 1817, le 4 avril suivant la mairie de Mehun devient propriétaire du site, à charge pour elle d’y installer sa mairie. Les projets les plus incroyables seront alors dessinés et conduiront tout simplement à la réhabilitation, au plus proche de ce qu’elle était, de la tour principale. De 1886 à 1889, l’architecte Darcy dirigea les travaux qui permettent aujourd’hui d’accéder au musée Charles VII et à la terrasse du château. En 1817, le site du château, les douves et l’actuelle place du général Leclerc devaient être un “sacré champ de ruines”. Pour y faire bon ordre et accéder correctement au château, il trouve des aides financières pour la ville de Mehun afin de créer un chantier social. C’est avec cette aide que la place a été aplanie, que les douves ont été reformées et que le pont en terre (permettant toujours l’accès au site) a été construit. Celui-ci recouvre les ruines de l’ancien pont gothique (en pierre) édifié en 1385 par les architectes du duc de Berry.


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Les personnages importants
http://www.ville-mehun-sur-yevre.fr/Les-personnages-importants

La Maison de Courtenay
http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Courtenay.pdf




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Le château



Sur la base mérimée



Sur wikipédia



L'histoire sur le site de la ville



Carreaux glaçurés provenant d'un château du Duc de Berry






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Les minis-expositions


Les chapelles du palais des Papes à Avignon





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Portraits d'architectes

Auguste Perret, 1932



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La tour de Nesles





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Musée Cluny, les oeuvres numérisées









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Reconstitution numérique









L'escalier du donjon



La salle des anges





















jeudi 17 novembre 2016

La porcelaine


































En 1767, dans les environs de Limoges, le chirurgien Jean-Baptiste Darnet signale à un apothicaire l'existence d'une terre blanche utilisée par les domestiques pour faire la lessive. Elle provient d'un gisement de kaolins - des argiles friables et réfractaires, matière première de la porcelaine - le premier découvert en France. Deux ans plus tard, Louis XV s'empresse d'acheter ce gisement et fait de la production de porcelaine « dure " un privilège royal (La porcelaine dite « tendre " est d'origine chinoise). En 1848, Limoges compte déjà une vingtaine de manufactures et dix-sept ateliers de décors. « Ne soyons pas trop cocardiers, mais si on fabrique aujourd'hui de la porcelaine dans le monde entier, les producteurs français sont porteurs d'une tradition ancrée dans plus de deux cents ans d'histoire. Limoges, Sarreguemines, Gien, Sèvres... sont autant de villes au nom indissociable de la belle porcelaine ", rappelle Ophélie Tailly, secrétaire générale de la Chambre professionnelle de la porcelaine, poterie, faïence (CPPPF). Bernardaud, Haviland, Raynaud, Royal Limoges, parmi les maisons plus connues, témoignent de ce savoir-faire... Preuve de cette excellence, 70% des porcelaines « made in France » sont exportées. « Ces produits sont associés à l'imaginaire gastronomique de notre pays. Les grands chefs du monde entier sont de formidables prescripteurs ", poursuit Ophélie Tailly.












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Les arts de la table durant la période médiévale (le XIVe siècle, naissance des «arts de la table»)

 Sur cette longue période de dix siècles, ce sont les XIVe et XVe siècles qui sont les mieux connus en raison de l’iconographie particulièrement abondante et des découvertes archéologiques qui permettent d’identifier les particularités régionales. A table, chacun se sert dans le plat collectif disposé au centre de la table. L’utilisation de gobelets en verre est fréquente —ils disparaîtront au cours de la période— tout comme les couteaux et les cuillères qui seront utilisés pour se servir pendant tout le Moyen Âge. A partir de l’an Mil, la table est rectangulaire et n’est occupée que sur trois côtés. Il s’agit d’une planche posée sur des tréteaux, d’où provient l’expression «dresser la table», recouverte d’une nappe. A partir du XIIIe siècle, les textes abondent en description des usages à table, énonçant les règles de propreté avant de manger et pendant le repas (ne pas tremper la viande dans la salière, ne pas boire la bouche pleine...).

Fiche N°4
http://www.sevresciteceramique.fr



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La table royale

Recouverte d'une nappe en damas de lin à double bordure aux armes de France, elle est dressée pour six couverts. Sous Louis XIV, elle était ornée d'un exceptionnel mobilier d'argent dont il ne reste... rien. En 1689, pour couvrir les frais de la guerre de Dévolution d'Espagne, le roi fit fondre tous les meubles et pièces en argent des grands appartements et de la galerie des Glaces. Cela représentait 20 tonnes d'argent. Quant au service réalisé vers 1740 par l'orfèvre Robert Joseph Auguste pour la cour de France, il a lui aussi été fondu à la Révolution. Mais le Louvre a prêté à Versailles des pièces du service d'argent de l'Electeur de Hanovre, futur George III d'Angleterre, dont le style et les formes sont très proches et qui est lui aussi de l'orfèvre Auguste. Désormais, l'antichambre du Grand Couvert évoque à nouveau ce moment fastueux de la vie de cour qu'était le repas public du roi.


La table, toujours durant la période médiévale:

On retrouve la même typologie d’objets, écuelles, coupes, gobelets, pichets, cruches mais avec une plus grande diversité de formes notamment pour les récipients à boire. Les mets sont présentés dans les écuelles, posées au centre de la table, et dans lesquelles les convives se servent. Les aliments sont ensuite déposés sur des tranchoirs, c’est-à-dire de grandes tranches de pain rassis ou séché faisant office d’assiette, longtemps partagés par plusieurs personnes.





La Faïence


Au XVIe siècle, il éxiste deux types de faïence;
La vaisselle en faïence et la majolique (La la majolique orne principalement les tables des princes), et La vaisselle en terre vernissée et en grès (La vaisselle en terre vernissée orne principalement les tables des princes et des classes aisées aux XVIe et XVIIe siècles. Plusieurs lieux de production sont connus, notamment ceux de Saintonge et du Beauvaisis.)

Fiche N°9
http://www.sevresciteceramique.fr



* La venue de la porcelaine

Si la fabrication de la porcelaine remonte au IXe siècle en Chine, les Européens ne la découvrent qu’au XVIe siècle, lors des premiers contacts avec l’Extrême-Orient et de l’établissement d’échanges commerciaux avec le continent asiatique. De manière générale, l’Asie exerce sur les Européens une réelle fascination, mélange d’attirance et de crainte. Les produits tels que les laques, les étoffes et bien sûr les porcelaines rapportées de ces terres lointaines par bateaux entiers, suscitent rapidement passion et goût de la collection dans les cours royales puis princières. Potiers et alchimistes



* L'Apothicaire BOTTGER inventeur de la porcelaine 

 Peu de gens se doutent de ce que ce soit à un pharmacien qu'on doive l'utilisation et même la découverte du kaolin en Europe et par suite tous les progrès réalisés dans la céramique par la fabrication de la porcelaine, depuis le début du XVIIe siècle; de cette porcelaine d'abord rouge puis blanche et dont seuls les Chinois conservaient jusqu'alors le secret. Or, il advint, en effet, que le 5 février l685 naquit, à Schleiz, dans la principauté de Reuss, et dans le ménage du Directeur des Monnaies des Comtes de Reuss, nommé Bottger, un enfant qui semblait prédestiné aux recherches de la pierre philosophais et qu'on appelait là-bas un enfant du dimanche, parce que son père s'était fort consacré à l'alchimie. Or, cet enfant fut placé, dès son jeune âge, chez un pharmacien, de Berlin nommé Zorn. Là, il s'initia aux recherches de l'alchimie et apprit même du moine Lascaris l'art de faire de l'or. En ayant, parait-il, créé quelques parcelles, sa renommée parvint jusqu'au roi Frédéric 1er qui, soucieux de conserver dans ses Etats un si précieux serviteur, l'y fit retenir de force.

http://www.persee.fr

La poterie 
http://www.alienor.org/publications/poterie/










Le trianon de porcelaine, construit par Louis XIV à Versailles





Le Trianon de porcelaine Ce trianon est le premier édifice construit, en 1670, sur ordre de Louis XIV, sur l'emplacement du village de Trianon. À mi-chemin entre un château et une fabrique de jardin, l'édifice est un ensemble de constructions légères, à ossature de bois, revêtues de carreaux de céramique (d'où le nom de « Trianon de porcelaine »), qui sont consacrées aux collations du roi. Cette construction éphémère ne résista pas aux intempéries et fut détruite en 1687 pour être remplacée par le Grand Trianon. Le Trianon de Porcelaine est un lieu réservé aux collations et est composé de cinq pavillons. Le pavillon central est destiné à la détente du roi, les quatre autres pavillons, qui entourent la cour, sont affectés à la préparation des plaisirs culinaires du roi. Un dispositif, que nous appellerions aujourd'hui barbecue, a été installé dans l'une des cours. Le chantier, qui se déroule en 1670-1671, est confié au premier architecte du roi Louis Le Vau. Sur les plans dressés par celui-ci, François d'Orbay bâtit une série de cinq pavillons aux façades recouvertes de carreaux de faïence bleue et blanche dite « à la chinoise ». La mode est en effet inspirée des narrations des missionnaires de Chine et d'Inde sur la fameuse tour de Nankin, qui passe alors pour la huitième merveille du monde. À défaut de porcelaine, on fait produire des carreaux de faïence dans les manufactures de Hollande, de Rouen, de Nevers, de Lisieux ou de Saint-Clément, comme plus tard les cache-pots du Hameau de la Reine. Quelques carreaux jaune pâle ou vert clair animent le décor et des vases en faïence, décorés d'épis dorés, d'amours chassant ou d'oiseaux, garnissent le faîtage du bâtiment. Ces ornements sont d'ailleurs issus d'une seconde phase de décoration entre 1672 et 1674. Le château est meublé à la "Chinoise".


Le nom de Trianon vient d’un petit village du Moyen Âge que Louis XIV rachète et rase en 1668 pour l’englober dans son domaine de Versailles, afin d’y aménager des jardins. Rapidement fasciné par ce lieu où il aime à se promener, le Roi charge l’architecte Louis Le Vau d’y édifier un petit château en l’honneur de sa maîtresse, la marquise de Montespan. Le raffinement de la construction a tôt fait d’éblouir les contemporains. De style baroque, le pavillon central ainsi que ses quatre petits pavillons secondaires sont revêtus de faïence blanche et bleue et ornés de sculptures multicolores, elles aussi en faïence. Cette délicate harmonie de couleurs se retrouve également dans le décor intérieur et jusque dans les jardins où margelles et fonds des bassins sont recouverts du même matériau. Ces ornements de fantaisie valent rapidement au petit château l’appellation de « Trianon de porcelaine ».



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La porcelaine de Chantilly 
Elle est dite « porcelaine tendre » c’est-à-dire sans kaolin (elle est donc plus fragile et se raye plus facilement). En effet, les premiers gisements de kaolin ne seront découverts en France qu’à la fin des années 1760. En attendant, les manufactures françaises doivent innover à partir des ressources naturelles présentes dans leurs sous-sols, d’où des recettes sensiblement différentes suivant les fabricants.





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Sèvres

La Manufacture de Sèvres
Sur les rives de la Seine, entre Saint Cloud et l’ile Seguin, la cité de la céramique de Sèvres ouvre aux visiteurs les portes d’un monde de feu où sont fabriqués les chefs-d’œuvre du savoir-faire porcelainier français. Les ateliers de la célèbre manufacture royale achetée en 1759 par Louis XV, n’embellissent pas seulement depuis plus de deux siècles les tables diplomatiques et les palais des monarchies d’Europe : ils collaborent avant tout avec les grands artistes de leur temps. De François Boucher à Vivant Denon, de Jean-Baptiste Carpeaux à Pierre Soulages, en passant par Emile-Jacques Ruhlmann, les plus grands noms de l’art se sont succédés dans ce haut lieu de l’expérimentation et de la création contemporaine.

La Manufacture représente en Europe le dernier outil de production qui allie la logique de service public (transmission des savoir-faire, conservation de collections d’études, édition d’un patrimoine de formes et de décors, soutien à la création contemporaine au travers d’une politique d’invitation et de résidence d'artistes) à celle de production céramique dans la filière des métiers d’art (avec ses enjeux économiques et commerciaux). Conservatoire exceptionnel de savoir-faire et d’un patrimoine unique hérité de plus de 250 ans d’histoire, animée par l’implication et le professionnalisme reconnu de l’ensemble de ses ateliers de production, elle a ainsi accéléré son ressourcement et l’inscription dans son temps par l’invitation sans précédent d’artistes, designers, architectes et créateurs.



La sculpture à Sèvres

Raconter l’histoire de la sculpture à Sèvres, de la création de la Manufacture par la volonté de Louis XV et de Madame de Pompadour jusqu’à la période révolutionnaire, permet de dévoiler tour à tour l’excellence du goût des élites de l’Ancien Régime pour la perfection des objets d’art et l’explosion d’une thématique nourrie par le siècle des Lumières. La sculpture à Sèvres relève d'un processus minutieux partant d'un modèle en terre pour aboutir au biscuit de porcelaine. La surface de porcelaine, non émaillée mais polie, permet ainsi de rivaliser le marbre. Le biscuit de porcelaine, inventé par la Manufacture vers 1752, connait immédiatement un immense succès et concurrence la production venant de Chine, puis celle de sa grand rivale saxonne, la Manufacture de Meissen.

http://www.sevresciteceramique.fr/site.php?type=P&id=795



La Manufacture de Vincennes

Au milieu du XVIIIe siècle, l'industrie est encore pratiquement inexistante à Paris et dans ses environs. Elle n'apparaît vraiment, et encore de façon très limitée, qu'après 1775. À l'est de Paris, seules existent une raffinerie de sucre à Bercy, dans les parages du château, et une manufacture de porcelaine à Belleville. Les essais d'industrialisation dont le château de Vincennes est le siège sont donc fort classiques, mais précoces par rapport à ce que l'on connaît ailleurs autour de Paris. Le roi n'ayant plus l'usage du château et s'intéressant en même temps à certaines activités industrielles, il est normal qu'il y autorise l'implantation de manufactures. Une fabrique de porcelaine est installée en 1740 dans la tour du Diable, puis au rez-de-chaussée et dans les anciennes cuisines du pavillon de la Reine, du côté de la tour de la Surintendance, avant de s'agrandir en 1745 en passant dans le manège couvert situé dans la grande cour au nord des fossés du donjon. Elle émigre finalement en octobre 1756 à Sèvres après que le roi, en 1753, a pris un tiers de ses actions. Les productions de cette manufacture, d'une très haute qualité à partir de 1748, se trouvent actuellement dans les plus grands musées de France et de l'étranger.




Le transfert de la manufacture de Vincennes vers Sèvres

Dans le courant du mois d’août 1756, la vie des habitants de Sèvres fut bouleversée par l’arrivée des deux cents ouvriers de la manufacture royale de porcelaine, venus de Vincennes avec leurs familles. Cette arrivée massive n’était pas une surprise puisque les travaux du nouveau bâtiment avaient débuté dès l’achat du terrain, en 1752, employant nombre d’ouvriers locaux. Le chef des fours, Robert Millot, était venu habiter sur place quelques mois à l’avance pour surveiller la construction des nouveaux fours. Enfin, cent quatre-vingt-six voitures avaient été nécessaires pour transporter les « effets et ustensiles », ce qui avait forcément pris du temps.

http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr




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Musée Lorrain, Nancy
Palais des Ducs de Lorraine

Le Musée lorrain possède vingt-quatre pièces d’un service en faïence aux armes du duc Léopold et de son épouse Élisabeth-Charlotte d’Orléans. D’autres éléments du même ensemble sont conservés aujourd’hui au musée des arts décoratifs de Strasbourg, au musée national Adrien Dubouché de Limoges, au musée de Lunéville ainsi qu’en collections particulières. L’essentiel est attribué à la production de Moustiers, même si plusieurs pièces ont été réassorties plus tardivement par Joseph Hannong à Strasbourg. Par la diversité de ses formes, il illustre la diffusion du service à la française, défini par l’arrivée sur la table de nombreux plats en vagues successives, tous disposés selon un ordre et une symétrie étudiés, de façon à permettre aux convives de se servir eux-mêmes.




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La manufacture royale de Bernardaud

Intégrée au groupe Bernardaud depuis 1986, l’Ancienne Manufacture Royale est, à elle seule, un petit morceau d’histoire de France. En rééditant à l’identique des pièces originales des XVIIIe et XIXe siècles conservées dans des musées, Bernardaud contribue à la préservation d’un savoir-faire associé à un patrimoine extrêmement riche, tout en mettant en valeur les trésors de manufactures françaises aujourd’hui disparues. Fondée en 1737, elle est la première fabrique à apposer l’estampille ‘‘Limoges’’ sur ses produits. À la découverte du kaolin en 1768, elle est placée en 1774 par Louis XVI sous la protection de son frère le comte d’Artois et futur Charles X, puis incorporée en 1784 à la manufacture de Sèvres qui estime judicieux de posséder un établissement situé près des sources d’approvisionnement des matières premières. Elle préserve et transmet son savoir-faire au fil des siècles, à travers des générations d’artisans et d’artistes.




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La porcelaine de Limoges

La porcelaine de Limoges naît en 1771 grâce à la présence des ressources naturelles nécessaires à sa fabrication (eau, minéraux granitiques, kaolin, bois utilisé comme combustible) et à la volonté de l’Intendant Turgot. Elle connaît son âge d’or industriel et une expansion artistique formidable au XIXe siècle qui voit les débuts de fabriques prestigieuses : Haviland, Guérin, Pouyat, Bernardaud, Tharaud, Alluaud, Lanternier, GDA…




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la Cristallerie Royale de Champagne continue, près de 350 ans après sa création, de fabriquer un cristal d’un raffinement et d’une élégance inégalée. Présentation d’une maison emblématique et notre coup de cœur de la semaine. 335 ans : c’est l’âge de la Cristallerie Royale de Champagne, installée à Bayel, dans l’Aube, et fondée sous le règne de Louis XIV. Jean-Baptiste Colbert, l’un des principaux ministres du roi et grand développeur des manufactures du siècle, encourage alors l’installation en France des artisans maîtres verriers originaires de Murano, où l’art du verre est roi.
Bayel, village champenois, situé dans l'est du département de l'Aube, au carrefour de la Lorraine et de la Bourgogne, connaît le verre depuis l’année 1300. C'est en 1678 que Jean-Baptiste Mazzolay, maître verrier vénitien, y créa une verrerie sous l'égide des religieux de Clairvaux, alors propriétaire des lieux. Le roi Louis XIV donne à la " Manufacture Royale en cristaux de Bayel " ses lettres de noblesse grâce à l'exclusivité de la production et de la vente entre Chaumont et Paris. Jusqu'à présent la Manufacture devenue " Cristallerie Royale de Champagne " accueille chaque année des milliers de visiteurs. La cristallerie Royale de Champagne-Bayel est l'une des plus anciennes manufactures françaises de cristal soufflé bouche. Cette cristallerie de réputation mondiale n'a jamais éteint ses fours depuis le XVIIème Siècle.





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La porcelaine a été importée de chine au XVIe siècle en Europe, l'appellation et le procédé porcelaine ne peut-être employée que si elle a été produite dans une de ses catégorie;

Porcelaine de Bayeux 
Porcelaine de Bordeaux
Porcelaine de Caen 
Porcelaine de Chantilly 
Porcelaine d'Isigny 
Porcelaine de Lille 
Porcelaine de Niderviller
Porcelaine de Saint-Amand-les-Eaux 
Porcelaine de Sèvres
Porcelaine de Sologne, Groupe Deshoulières
Porcelaine de Valentine 
Porcelaine de Valognes 
Porcelaine de Vincennes
Porcelaine de Chartres-sur-Cher



 En savoir plus sur  http://www.lesechos.fr/01/10/2014/lesechos.fr/0203800181246_la-porcelaine--exception-francaise.htm#pPUZs3hyb5r6dxQs.99




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Les table royales à Versailles


La porcelaine



Une expo, la fabrication du bijou


Des pièces de musées à voir en 3D, étonnant


Le trésor de Pouilly sur Meuse
Il s'agit d'un ensemble exceptionnel comprend 31 pièces exécutées par des orfèvres de Paris, Châlons-en-Champagne, Reims et Strasbourg, entre 1480 et 1570.


Les cadeaux des rois, de la porcelaine













* Les minis-expo




La table royale Assyrienne
http://archeologie.culture.fr/khorsabad/fr/table-royale




Les fréres Humboldt
https://explore.univ-psl.fr






Le canal du midi, Saint-Ferréol
http://patrimoines.midipyrenees.fr




Collection artistique à Bordeaux, les moulages
http://patrimoine-artistique.u-bordeaux3.fr




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* Une succession d'images d'art, dessin, peinture

https://www.google.com


























samedi 13 février 2016

Le marbre

















Ce blog est un espace dédié aux expositions, il fait parti de l'association Ch-et-T, "Un Chemin historique et Touristique en Ile de France", association qui à pour but de répertorier, de faire connaitre et faire découvrir les Châteaux de la région Francilienne, qu'ils soient construits, détruits, démolis ou encore existants  sous forme de vestiges ou de ruines. L'association,  possède aussi des documents sur les villes royales, seigneuriales et ce qui touche aux châteaux, à l'art.
 ch-et-t.jimdo.com








Si le palais de Versailles et le château de Trianon – ce « palais de marbre » – doivent leur renommée à leur architecture, à leurs jardins, à leurs boiseries, ils la doivent également à ces « marbres les plus exquis de toutes les sortes » comme les qualifiait le duc de Saint-Simon…

 Le primat intellectuel accordé à l’acte créatif par l’histoire de l’art a laissé dans l’ombre nombre d’éléments constitutifs du monde des formes, notamment la matière, trop souvent perçue comme un principe secondaire, voire négligeable de l’œuvre. Le marbre n’a guère échappé à cette règle, hormis en ce qui concerne l’époque antique, pour laquelle il est de plus en plus étudié, dans ses diverses applications. Mais il est longtemps demeuré en dehors du champ de la recherche pour les périodes plus récentes, alors même qu’il a toujours été considéré comme un matériau des plus prestigieux, recherché pour ses teintes chatoyantes comme pour ses blancs immaculés, pour sa douceur comme pour sa fermeté. Symbole universellement apprécié de luxe, de puissance et de pérennité, le marbre fut constamment assimilé au pouvoir, tant religieux que profane, tant impérial que royal, de la Rome d’Auguste au Grand Siècle de Louis XIV. Aussi le château de Versailles fut-il le lieu idéal pour réunir, pour la première fois, les chercheurs qui étudient ces pierres multicolores et leur utilisation dans les palais européens, aux XVIIe et XVIIIe siècles.


La France posséde aussi son panel de marbriers qui a pu se construire au fil du temps par l'intermédiaire des rois, de leurs choix, de leurs "idées" du luxe, de leurs raffinements...

Comme dans beaucoup de métiers d'art le marbre a sa place, sa "figure", sa foi qui est et qui restera d'un goût subtil... Un peu à l'image de la France qui fait naître à chaque siècle des profils, des perspectives imagées ou non, une multitude de choses qui font que des pays comme les notre puissent aller vers et franchir les barrières négatives de chaque temps.....











* Les marbriers

Les marbriers travaillent différentes roches calcaires qu’ils polissent et utilisent en décoration, ce sont des calcaires marbriers, des calcaires noduleux, des griottes, des brèches, des poudingues et aussi des roches siliceuses comme les porphyres, les serpentines, les quartzites… L’observation et la description de ces calcaires et autres roches permettent dans la plupart des cas de les identifier et de trouver leur provenance.
Dans le cadre des restaurations, il est nécessaire d’identifier les marbres et les roches ornementales, pour savoir s’ils sont encore exploités, afin de faire des remplacements, en particulier pour les pavements. En cas d’abandon des carrières, comme pour les pierres de taille, on recherche une roche de substitution après avoir exploré les anciens stocks des marbriers. Pour Versailles, il existe une réserve, versée par l’entreprise Lebeau au moment de sa cessation d’activité, qui se trouve à Saint-Amour (Jura).

Les marbriers travaillent différentes roches calcaires, dont la finesse et la dureté permettent le poli et l’utilisation en décoration. Leur observation montre que l’on peut trouver des critères de distinction et qu’il est possible, dans la plupart des cas, de retrouver la carrière ou tout au moins la zone de provenance, comme le montrent les exemples suivants.


D’après les archives, seuls trois marbriers étaient brevetés : Pierre Ménard en 1645, Hubert Misson en 1660 et Louis Trouard en 17413. Or, les Comptes des Bâtiments laissent penser que d’autres marbriers l’étaient puisqu’ils sont couchés dans l’état des gages : Mathieu Misson, Jean, François et Antoine Cuvillier, François Deschamps, Pierre Lisquy et Claude-Félix Tarlé. Le cas de Tarlé est le plus étonnant : il reçoit des gages, travaille dans toutes les maisons royales – Louis Trouard précise qu’il en était « le seul marbrier » –, il est attaché au service du roi par d’autres charges comme celle du contrôle des marbres, mais aucun brevet à son nom ne subsiste, ni dans les papiers de la maison du roi ni dans ceux inventoriés après sa mort.

Des marbriers du roi de 1661 à 1717 : Pierre Ménard, Mathieu et Hubert Misson, Jean et François Cuvillier, François Deschamps, Claude-Félix Tarlé, Antoine Cuvillier, puis Pierre Lisquy.

Ces travaux ont leurs artisans de renoms : Derbais, Dezègre, Pasquier, Ménard, Mathaut, Lisquy, Tarlé, Trouard, Corbel, Dropsy, Leprince, Poullain, etc.

Les marbriers travaillant pour la couronne s’intitulent indifféremment marbrier du roi, marbrier ordinaire du roi ou marbrier des bâtiments du roi, lorsque le terme de marbrier n’est pas remplacé par celui de sculpteur. Les deux premières dénominations laissent supposer qu’ils dépendaient de l’Académie royale, suivant l’arrêt du conseil d’État du 8 février 1663.



Parmi les calcaires marbriers les plus utilisés en France, les carrières de prélèvement (Aude) ont fourni de nombreuses variétés, aux colorations rouges et grises. Les parties blanches et grises sont dues à l’activité biologique (Stromatactis) qui régnait dans la mer du Dévonien (il y a 380 Ma). La phase calcaire rouge est composée de fins cristaux de calcite (micrite) parmi lesquels les géologues ont reconnu des débris de fossiles leur permettant de dater le dépôt du Dévonien. Le marbre rouge de Rance se reconnaît à sa couleur et à la présence de Polypiers En Mayenne, près de Sablé (Sarthe) et de Laval (Mayenne), des calcaires du Viséen (325 Ma) ont été exploités dans plusieurs anciennes carrières, et utilisés depuis l’Antiquité jusqu’au xxe siècle. Le calcaire marbrier de Bois-Jourdan se reconnaît grâce à ses taches rouge vif et aux restes de polypiers qu’il contient
















* Les marbreries

- Quel est le point commun entre New York, Le Caire, Hong Kong, Versailles, Londres, Berlin ou encore Pompéï? C’est le marbre de Payolle, qui est un hameau de la commune de Campan. Il est situé au bord d'un lac sur le plateau de Payolle, à 1100 m d'altitude dans la vallée de Payolle, en Haute-Bigorre dans le département des Hautes-Pyrénées.
Ce marbre, qui habille, depuis plusieurs siècles, les hauts lieux de ces grandes métropoles et autres sites devenus les plus touristiques au monde. Très apprécié pour ses couleurs particulières et pour sa solidité exceptionnelle, ce minerai était extrait à Payolle, jusqu’en 1991.
La marbrerie, dite «royale», ses 400 m de front de coupe et ses falaises de marbre de 30 m, sont visibles de loin.

- Hérault - Félines-Minervois, proche de Carcassonne, Castres, Béziers
La commune possédait un moulin à scier le marbre, dit de "Biot". Le moulin proprement dit est élevé sur une plate-forme monumentale artificielle talutée (21 x 8,5m et 1,2 jusqu'à 3,8m de haut) élevée en bordure du vallon, le tout, bâtiment et terrasse de soutènement est entièrement réalisé à l'aide des matériaux produits par l'extraction des carrières en blocage irrégulier avec liant de mortier de chaux ; chaînages et encadrements sont faits de blocs équarris plus importants mais l'ensemble est assez sommaire. L'énergie éolienne est utilisée pour actionner le mécanisme aujourd'hui disparu des scies qui débitaient le marbre en plaques dans les deux salles de sciage établies de part et d'autre de la tour centrale.

 http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/merimee/PROT/PA34000047_DOC.pdf




Les cartes de Cassini, imprimées à partir de relevés effectués vers 1744, mentionnent à Seix la carrière de marbre située dans la vallée d’Esbints, dans les Pyrénnées.




Barbezan et Sauveterre 
 Deux variétés principales, une brèche multicolore et un noir uni, furent exploitées entre les villages de Barbazan et de Sauveterre (Haute-Garonne), à quelques kilomètres de Saint-Bertrand-de-Comminges et à une faible distance de la Garonne.
En 1667, le grand-maître des eaux et forêts, monsieur de Froidour, écrivait :
 «M’étant approché plus près de Barbasan on me fit voir deux montagnes toutes de marbre le gris d’un côté et le noir de l’autre où l’on en tire pour les bâtiments du Louvre. Sauveterre est aussy sur une montagne de marbre et celuy qu’on y tire est parfaitement beau. Il est de différentes couleurs, gris, noir et blanc, mais meslangé de façon qu’il n’y a rien de plus agréable à voir. Il y a des ouvriers dans cette ville qui le polissent et qui en font des escritoires, des boulles et autres choses semblables.»
Le noir profond était très apprécié pour des sphères, cabochons ou pointes de diamant dont on ornait retables et cheminées, ainsi qu’en usa souvent l’architecte Pierre Souffron dans les années 1590-1630. Sa qualité fut telle qu’on le confond communément avec le noir dit « de Belgique », appellation générale regroupant plusieurs variétés.
Bien que totalement oublié de nos jours, le noir de Sauveterre fut pourtant très employé et exporté très loin : il servit même à la confection du sarcophage du grand maître Gregorio Carafa dans la cathédrale Saint-Jean de La Valette à Malte, en 1690. Les carrières sont désormais difficiles à localiser, un gisement subsiste au haut du village de Barbazan, en grande partie emporté par l’élargissement d’une route.


Caunes
Les carrières de Caunes, en minervois, épisodiquement utilisées à l’époque romaine puis médiévale, furent ouvertes par des marbriers ligures à partir de 1617, attirés par l’éclat incomparable d’un rouge intense flammé de blanc qui fut expédié partout en Italie, en blocs ou en colonnes. Cet « incarnat » (rosso ou mischio di francia) y connut un succès fulgurant qui le conduisit en des centaines de sanctuaires, jusqu’à Saint-Pierre de Rome, à partir de 1646. Dès 1625, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc signalait tout son intérêt aux marbriers royaux, toutefois les italiens en conservèrent le commerce quasi exclusif jusqu’en 1660-1670 environ, période durant laquelle la politique somptuaire voulue par Louis XIV entraîna un accroissement sans précédent des achats de marbres d’Italie et des Flandres mais aussi l’essor spectaculaire des carrières des Pyrénées, puis de l’ensemble du Midi.


Cazerdanes
Seulement connu par les textes, le « Saint-Baudéry » n’était encore ni identifié ni localisé. La carrière se trouve non loin des ruines du château de Saint-Bauléry, sur la commune de Cazerdanes (Hérault). 46C’est en 1686 que ce marbre avec « façon d’agathe et à fond gris de lin taché d’aurore», fut découvert par l’ingénieur du roi Michel Martin.


 Cierp
Cierp est situé à l’entrée de la vallée de Luchon (Haute-Garonne), à quelques kilomètres de Saint-Béat. Ce village est dominé par un spectaculaire plissement de terrain, ondulant en strates de marbres colorés, au sein duquel sont entaillées plusieurs carrières. L’une fut exploitée par les Romains (des carreaux de Cierp ont été retrouvés en Narbonnaise), puis reprise par Dominique Bertin, qui fit notamment tirer de cette paroi la haute colonne du tombeau de cœur du cardinal de Bourbon à Saint-Denis (1556).
 Très apprécié jusqu’à la première moitié du XVIIe siècle, ce marbre fut ensuite délaissé au profit des rouges du Minervois, plus vifs. -  La brèche de Beyrède, ou brèche d’Antin, 
En 1712 elle fournit le marbre que le Roi préfère. En effet, bon nombre de cheminées du Château de Versailles seront réalisées en marbre de Beyrède. Pour leur transport, les blocs de marbre étaient emmenés par radeau sur la Neste puis rejoignaient la Garonne ou l’Adour jusqu’à Bayonne ou Bordeaux, jusqu’à Rouen, enfin, ils remontaient la Seine jusqu’à Paris.

Depuis 2003, l’exploitation a été relancée par l’entreprise PLO.


Héchettes 
Les carrières de ce marbre sont situées au sein d’un bois surplombant la rivière de Neste, au voisinage du petit village de Héchettes, à l’entrée de la vallée d’Aure (Hautes-Pyrénées). Il s’agit là d’une « pierre de substitution ». Le grand antique, en effet, sous le nom de marmor celticum, avait été célèbre sous l’empire romain : extrait à Aubert, près de Saint-Girons (Ariège) à partir du IV e siècle au moins, il fut exporté ensuite jusqu’à Rome et Constantinople. Mais sa carrière, au XVIIe siècle, demeura perdue et ses larges éclats de noir et de blanc furent remplacés par ceux, très semblables mais de moindre taille, du marbre découvert à Héchettes dès le XVIe siècle, probablement par Dominique Bertin.


Pourcieux
Jaspe de Provence, jaune de Trets, poussiou
Les carrières de Trets et de Pourcieux (Bouches-du-Rhône) sont situées au-dessus des villages de ce nom, auprès de l’ermitage Saint-Jean-du-Puy ainsi qu’au pied du mont Olympe. Elles produisirent un jaune plus ou moins clair, finement veiné de rouge et un autre, plus soutenu, fortement contrasté de brun, de blanc et de violet.


Tholonet
Le Tholonet est une toute petite commune au pied de la Sainte-Victoire dans le secteur d'Aix en Provence.
L'implantation du village est assez tardive (XVIIe siècle).
Le marbre du Tholonet, appelé aussi brèche d'Alep, comme beaucoup de marbres qui lui ressemblent. La carrière de Roque-Hautes a été exploitée jusqu'à la seconde guerre mondiale et est donc très visible.
Ce marbre a voyagé jusqu'à Versailles, comme pour de nombreuses carrières de Provence et d'ailleurs, c'est sous l'impulsion de Louis XIV et pour l'accomplissement de ses rêves de grandeur, de faste et de luxe que l'industrie marbrière s'est développée dans tout le Royaume.


Trest
Située entre Aix-en-Provence et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, la commune de Trets abrite une carrière de marbre qui fut exploitée des années 1680 aux années 1730 par la famille Veyrier. Cette famille a compté de nombreux marbriers, sculpteurs et architectes, parmi lesquels émergea la figure de Christophe Veyrier, l’un des principaux élèves de Pierre Puget. Il fut l’inventeur de la carrière, proche de l’ermitage de Saint-Jean-du-Puy, et en devint copropriétaire avec ses frères Louis et François. En cette fin de xviie siècle, le marbre français est mis à l’honneur et la nouvelle politique royale menée par Colbert dès 1664 favorise l’exploitation de nombreuses carrières du royaume pour la fourniture de marbres destinés à la décoration et l’embellissement des demeures royales. Le marbre de Trets, marbre d’ornement à dominante jaune veiné de rouge, fut envoyé à Paris et à Versailles en grandes quantités mais servit aussi aux Veyrier dans beaucoup de leurs réalisations.

Lire la suite.... http://crcv.revues.org/13650



Sarrancolin, marbre d'Antin
Le village de Sarrancolin, au cœur de la vallée d’Aure, en Hautes-Pyrénées, se trouve au pied d’un étranglement formé par deux puissantes montagnes, sur les hauts flancs desquelles se situent les carrières, sur les communes de Sarrancolin et d’Ilhet à l’est et de Veyrède à l’ouest. 35 Cette technique fut perfectionnée par Claude-Félix Tarlé à partir de 1712. Les carrières de Sarrancolin-Ilhet furent les premières découvertes, probablement vers 1560-1570. Elles furent exploitées en sous-cavage, pour suivre les plus belles veines qui s’enfonçaient perpendiculairement à la pente. Cette caractéristique poussa les marbriers du roi, notamment Misson, à partir de 1666, à creuser des galeries de part et d’autre des bons filons, puis à découper ceux-ci à la scie, afin d’épargner la meilleure matière.


Seix
 Situé dans le parc régional des pyrénnées Ariègeoise, à quelques kilomètres de Toulouse, Seix a vu l’extraction du marbre dans les carrières situées au sud de Seix dès l’époque romaine. On retrouve les griottes multicolores de Seix et le vert d’Estours dans la plupart des monuments antiques de la région : à la villa de Chiragan, à Saint Bertrand de Comminges. Le nom de «carrière romaine», au lieu dit Escalatorte se réfère à une ancienne exploitation. Le transport devait constituer, dans l’Antiquité, une grosse difficulté compte tenu de la nécessité de traverser le Salat pour exporter les marbres dans la vallée. L’église de Salau, ancien prieuré de Malte, datant du XIème siècle, comportait plusieurs colonnettes de ce marbre qui ornaient son clocher, ainsi que des colonnes très anciennes soutenant un mur bordant le cimetière.

http://www.histariege.com/mines_et_industries.htm#Carrières_de_marbres_à_Seix



Sost
La carrière de Sost est située non loin du petit village de ce nom, en vallée de Barousse (Hautes-Pyrénées). Cette carrière porte témoignage des efforts démesurés qui furent consentis pour trouver dans le royaume un blanc statuaire de qualité susceptible de concurrencer celui de Carrare. Les directeurs des Bâtiments du roi, Orry en 1737 puis Lenormant de Tournehem en 1748, envoyèrent en Pyrénées Jean Tarlé pour trouver une carrière susceptible de remplacer celle de Saint-Béat, où les espoirs des précédents surintendants avaient été déçus, de Colbert au duc d’Antin.





Des colloques internationaux qui ont pour sujet le marbre enregistrés, à écouter:
















* Les marbres du Nord et du Boulonnais

* Types de marbres du Minervois

* L'odyssée d'une vasque royale

* Le marbre de campan payolle

* Le marbre des Pyrénnées

* La pierre rouge du Languedoc

 * La pierre des rois
Le marbre rose de Languedoc, le grand Campan mélangé, le Carrare blanc, la pierre calcaire de Saint-Leu.




Un article sur le marbre des rois
http://www.ladepeche.fr/article/2013/07/24/1677012-jezeau-payolle-le-marbre-des-rois.html#ohFKj6WOAJx24qBM.99


Le marbre sur wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marbre











Comprendre ce que représentait un marbre pour un homme du XVIIe siècle

 Était alors dénommée ainsi toute pierre prenant le poli, selon l’origine grecque du terme marmor, brillant, irradiant, ce qui englobait tout autant l’albâtre que le porphyre, le granit, les jaspes ou les véritables calcaires métamorphiques. Mais la perception de ces roches n’était pas seulement technique, réservée aux praticiens. Elle était également savante et religieuse, car elles représentaient l’un des genres les plus remarquables du règne minéral et à ce titre, bien des fragments colorés, étrangement veinés, eurent les honneurs des plus célèbres cabinets de curiosité. On considérait en effet que ce matériau d’exception, sur lequel le temps n’avait prise, avait consigné bien des mystères du passé du monde, parmi lesquels les fossiles et pétrifications. On se plaisait ainsi à y lire l’intervention de Dieu, à y découvrir le caractère animé d’une nature première, œuvre du Créateur. Ces croyances étaient d’autant plus importantes que l’on considérait le marbre comme un matériau vivace, végétatif.
En outre, et ce n’était pas la moindre de ses qualités, le marbre reflétait la légendaire puissance de l’Empire romain, il était l’une des marques les plus hautes d’une culture raffinée. Aussi s’imposa-t-il comme l’un des matériaux essentiels de la Renaissance, dans un sens aussi mystique que mythique, et ce fut dès le règne d’Henri II que les ressources nationales furent mises à contribution, dans l’ambition affichée de concurrencer toute autre provenance. Pour Versailles, leur exploitation connut son plein développement afin de sacraliser la gloire de Louis XIV tout en restaurant l’âge de marbre d’une Antiquité triomphante.



Le marbre, matériau royal du monde minéral

Matériau des plus précieux, aussi rare que difficile à déplacer, le marbre connut souvent une histoire mouvementée, des carrières aux magasins. Ainsi descendait-il des Pyrénées par radeau pour rejoindre Toulouse, où négociants, architectes et sculpteurs assurèrent longtemps son commerce et sa mise en valeur (Alain de Beauregard). Le plus souvent, il poursuivait sa navigation jusqu’à Bordeaux et il y embarquait sur des navires de haute mer, qui le convoyaient jusqu’à Rouen où il rejoignait les blocs achetés en Italie, venus par une voie maritime plus longue encore, celle du contournement de l’isthme ibérique.

. https://crcv.revues.org/13262












Au XVIIIe

Les provinces de France oû se trouve le plus grand nombre de carrières de marbre et ou les marbres sont les plus beaux sont ; la Provence, le Languedoc, le Bourbonnais et celles qui sont voisines des Pyrenées. La plupart de ces marbres prennent leurs dénominations du nom général de la province d' où on les tirent, d' autres des villages ou sont situées les carrières. 




 ¤ Les marbres au milieu XVIIIe siècle

On a donné divers noms aux diverses espèces de marbres suivant leur couleur ; Le marbre brèche de Vérone est de couleur rouge pâle, mêlé de jaune, de noir et de bleu. Le verd de Suze a des marques vertes et noires qui se détachent sur un fond blanc. Le brocatelle est un marbre nuancé d' un grand nombre des plus belles couleurs ce qui le fait ressembler a l' éroffe nommée brocard, d' ou il a pris son nom. Le Narbonne a des taches jaunes et blanches sur un fond violet. Le verd Campan outre le verd offre du blanc et différentes teintes rouges. Le bleu turquín se trouve à Cône, en Languedoc, ainsi que celui qui est d' un blanc mêlé d' incarnat dont la carrière est réservée au Roi. Il ya dans le même pays du marbre jaune et gris jaspé, le cervelas taché de rouge, de jaune et de bleu le Férancolín de couleur isabelle rouge et agate. La Provence donne un beau portor (ainsi nommé parcequ' il semble porter de l' or), il est d' un jaune et d' un noir très vif. On trouve à Flo rence un Marbre figuré oû il semble que l' on aperçoive des châteaux, des tours, des arbres... Enfin il y a dans les marbres des variétés à l' infini.
Il y a des pierres dures qui passent quelquefois pour des marbres parce que ces pierres reçoivent assez bien le poli. L' Auvergne a des carrieres, ont en retire une à une, c'est une pierre très recherchée à cause de la variété de ses couleurs qui sont rose mêlé de verd et jaune mêlé de violet.


 ¤ Des procédés de fabrication au milieu XVIIIe siècle

 Le marbre étant arrivé a l' atelier se scie dans l'épaisseur que l' on désire. La scie des Marbriers ne possèdent pas de dents, elle a une monture semblable à celle des scies a débiter des menuisiers mais proportionnée à la force de l' ouvrage et de la scie. Deux hommes ont assez de peine à l'élever pour les mettre en place, la feuille de ces scies est très large et assez ferme pour scier le marbre en l' usant peu à peu en utilisant le procédé du grès et de l' eau que le scieur met avec une longue cuillère de fer. Il arrive très souvent que les sciages soient mal dégauchis; c' est a dire que les parement ou pièces de marbre ne sont pas parfaitement unis. Ce vice est occasionné quelque fois par l' irrégularité de la scie et quelquefois par les durillons qu' elle rencontre dans le marbre. On est parvenu à colorer le marbre blanc naturel avec diverses dissolutions, la dissolution d' argent pénètre le marbre blanc très profondément et lui donne une couleur rougeâtre puis brune. La dissolution d' or pénètre moins et donne une couleur violette, l' une et l' autre font leur effet plus profondément si on les expose au soleil. La dissolution de cuivre donne une couleur Verte sur la surface du marbre, le sang de dragon étant frotté sur le marbre chaud le teint en rouge, la gomme gutte le teint en beau citron. Pour faire pénétrer davantage ces liqueurs il faut auparavant dépolir le marbre avec de la pierre ponce. Les teintures de bois de racines, dans l' esprit de vin, colorent le marbre. La teinture de cochenille le pénètre d' environ une ligne et lui donne une couleur mêlée de rouge et de pourpre, des couleurs mêlées avec de la cire colorent aussi le marbre.  


Il est possible de lire la suite page 55 en vieux Français, livre datant de 1773. https://books.google.fr/books?id=KY1cAAAAcAAJ&pg=PA52&dq=le+marbre+pierre+des+rois&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj19rubmuTKAhVG1BoKHXsVAmo45gEQ6AEIRDAG#v=onepage&q=le%20marbre%20pierre%20des%20rois&f=false













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