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lundi 26 mars 2018

Le château de Mehun-sur-Yèvre






Entre Vierzon et Bourges, non loin de la limite avec le Loir-et-Cher, Mehun se situe au Nord-Ouest du département, dans l'axe de Vierzon, elle fait face à Blois, deux beaux châteaux dialoguent, échangent.... Au IXe siècle, cette place forte existait déjà, au XIIe elle avait conquie la famille Courtenay, avant de passer à la maison des Artois puis revient finalement à la famille royale des Valois.














Dénomination : Château-fort, puis château


Localisation :   18500, Mehun-sur-Yèvre, département du Cher.


Région : Centre-Val-de-Loire


Année de construction :  IXe siècle....













L'architecture : 


Le château gothique, résidence princière Mehun-sur-Yèvre modèle des châteaux construits à la fin du XIVe et au XVe siècles, cette résidence de la famille du prince Jean, perçue comme un lieu d’élégance et de modernité, a connu un rayonnement artistique considérable. Les travaux se sont étalés sur vingt-cinq ans, de 1367 à 1392. Certains ont pu écrire qu’il s’agissait de « l’une des plus belles maisons du monde». Son plan est celui des forteresses du XIVe siècle : un quadrilatère, une tour à chaque angle dont l’une, plus importante, constitue le donjon. Un fossé profond, alimenté par les eaux de l’Yèvre, entoure le château. Quatre corps de logis joignent les tours ; deux galeries sont ouvertes sur la cour intérieure, la chapelle surmonte la porte. A l’entrée, plus de pont-levis mais un pont de pierres, à trois arches. Plus de herse mais un portail fortifié formant avant-corps, surmonté d’une chapelle à deux étages, l’un réservé au personnel, l’autre, en haut, pour le prince et ses familiers. De hautes verrières gothiques laissent entrer la lumière. La grande salle se signale à l’extérieur par son pignon percé de grandes baies et par ses fenêtres à meneaux. Dans un château de style gothique, la verticalité domine avec les colonnettes, les pinacles effilés, les combles en pente raide couverts de plomb doré, les flèches aiguës. Il se dégage de la surélévation des tours rehaussées de constructions aériennes, ajourées, tout en lignes verticales, une impression de fuite vers le ciel. Les platesformes surmontant les tours, qui auparavant étaient dévolues à la défense de la forteresse, sont transformées en belvédères polygonaux, surmontés de hautes cheminées, de toits coniques, de bannières métalliques aux armes de Berry – trois fleurs de lis, engrêlées de rouge.

La forteresse dessine un étroit trapèze planté sur une éminence rocheuse, flanqué aux angles de tours cylindriques. La plus grosse tour, la seule qui soit intégralement conservée, trône dans l'angle nord et faisait office de donjon. Elle possède un diamètre de 12 m et à son sommet une jolie couronne de mâchicoulis moulés à motifs végétaux et trilobés. Les niveaux intérieurs sont voûtés en pierre. Des arrachements de courtines se lisent encore sur sa face est. C'est là, au-dessus de la porte, que se trouvait suspendue entre ciel et terre la merveilleuse chapelle construite par Jean de Berry. Il s'agit d'un agencement absolument unique dans toute l'architecture castrale médiévale. La tour ouest est la seule des autres tours qui soit partiellement préservée. Elle est éventrée sur toute sa hauteur, mais donne encore une idée assez nette de sa splendeur passée. Les deux autres tours sont aujourd'hui dérasées. Leurs bases talutées pleines ont toutefois subsisté et témoignent nettement des origines philippiennes de la construction primitive. A l’intérieur de la Tour, quatre salles conservent une remarquable collection d’objets archéologiques, de gravures, de reproductions de miniatures, témoins à la fois des grandes heures du Château et de la vie quotidienne de la cité médiévale de Mehun-sur-Yèvre. Sont à observer notamment les magnifiques carreaux de pavement bleu cobalt, référencés comme étant les premiers « bleus de France ». Les 168 marches permettant d’accéder au sommet de la Tour réservent une surprise : un panorama inattendu, dont la Cathédrale Saint-Etienne de Bourges inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il subsiste quelques témoignages picturaux de ce que fut Mehun-sur-Yèvre au temps de sa grandeur. Le plus significatif est sans aucun doute la célèbre enluminure tirée du livre d'heures connu sous le nom de Très Riches Heures du duc de Berry, réalisée par les frères de Limbourg au début du XVe siècle. Ce chef-d'œuvre du XVe siècle est aujourd'hui conservé au musée Condé de Chantilly. Une scène représentant la Tentation du Christ reproduit sans doute assez fidèlement le château à l'apogée de sa gloire. Les tours, fines et élégantes, s'élancent vers le ciel avec leurs toitures en poivrière, leurs clochetons et leurs pinacles. La chapelle gothique finement ouvragée et les sommets des tours ressemblent à de l'authentique dentelle de pierre. Il est également à noter que le château connut encore de légères modifications à la fin du XVe siècle afin de l'adapter sommairement aux armes à feu.
Les belles fenêtres gothiques à meneaux géminés, le couronnement de mâchicoulis avec ses corbeaux supports ornés de feuillages, les hautes salles voûtées et les cheminées (restaurées) appartiennent à la résidence de Jean de Berry construite à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle. Les frères de Dammartin, architectes, André Beauneveu de Valenciennes, et vraisemblablement Jean de Cambrais, maîtres sculpteurs, ont œuvré à l’ordonnancement des bâtiments et aux riches décors des appartements, de la salle d’apparat et surtout de la chapelle.
Des superstructures en dentelles de pierre couronnaient les terrasses des tours, en rappelant les remplages sculptés des baies de la chapelle, comme autant de lanternes de verre et de lumière.
 Cette résidence, telle une châsse richement ornée et dorée dans ses faîtages renfermait des collections et des œuvres incommensurables auxquelles s’ajoutaient un cabinet de curiosité, une bibliothèque et une ménagerie.
 Abandonné, il fut frappé par la foudre puis démantelé au XVIIe siècle. Les vestiges furent vendus à la Révolution à un marchand de matériaux. Les murs étaient composés de deux parements en pierre de taille ou en moellon, remplis d'un blocage de débris de pierre et de silex. Les voûtes du sous-sol sont en berceau surbaissé ; celles des salles du donjon, sur croisées d'ogives.






  

Matériaux : Pierre








Historique:

Au XIVe siècle, le château de Mehun-sur-Yèvre, à quelques kilomètres de la ville de Bourges (département actuel du Cher), est une des résidences du duc Jean de Berry (1340-1416), troisième fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg (Bon, 1315-1349). C'est en 1367 que le duc de Berry entreprit les travaux de construction du château de Mehun-sur-Yèvre sur les infrastructures d'édifices à vocation défensive ayant appartenu aux princes et seigneurs de Mehun, Courtenay et Artois.

Un peu plus tard, vers le milieu du XVe siècle, Charles VII s’installe à Mehun, la cité est ville royale. Oui, certes, mais ce n’est pas grâce à Charles que Mehun est une cité royale ; il n’a fait que confirmer les privilèges qui avaient été accordés par ses prédécesseurs. C’est la confiscation des biens de Robert III d’Artois qui, en 1332, apporte le fief de Mehun dans le domaine royal. Par la redistribution de ce bien en gratification à de puissants personnages, la cité va connaître des seigneurs d’importance comme, le patriarche d’Alexandrie, le duc de Normandie (futur Jean II le Bon), Jean de Bohême (grand-père de Jean de Berry et père de Bonne de Luxembourg, la femme de Jean II), ainsi que le futur Charles V en tant que Dauphin de France.

Le marquis de Villeneuve Cet homme, contemporain de la Révolution Française, devient préfet du Cher en 1816. C’est lui qui rachète les ruines du Château de Mehun-sur-Yèvre, devenant dès lors la propriété de la municipalité. En tant que préfet, il favorisera également l’essor des manufactures de porcelaine dans le département. Le donjon, profondément restauré au XIXème siècle, abrite aujourd’hui le musée Charles VII, où l’on découvre un peu de ce qu’avait pu être la vie au Moyen Âge.


Le château

Vers le IXe siècle, une première fortification semble exister (des fouilles récentes le prouvent).
 Au XIIe siècle, une forteresse est construite par la puissante famille Courtenay.
 En 1332, Robert III d'Artois, héritier de la famille Courtenay est banni. Ses terres sont annexées au Royaume de France. Le domaine est donné par le Roi Philippe VI de Valois à Jean de Luxembourg, Roi de Bohème. Mais la même année, le fils de Philippe VI (le futur roi Jean II le bon) épouse la fille du roi de Bohème. Mehun retourne dans le domaine Royal de France.
 En 1360, Jean II le bon donne le Berry en apanage à son 3ème fils. Ce nouveau Duc de Berry est un grand combattant mais surtout un homme lettré passionné d'art et de culture.
 En 1367, Jean Ier Duc de Berry ordonne le début des travaux de modernisation des défenses et d'embellissement du château médiéval. Guy de Dammartin est l'architecte; André Beauneveu et Jean de Cambrai sont les sculpteurs.
 En 1390, les travaux extérieurs semblent terminés, mais commencent les réalisations d'habitation.
 En 1414, durant la guerre entre Armagnac et Bourguignon, le Duc de Guyenne quitte Paris et se réfugie au château de Mehun.
 En 1416, Jean Ier Duc de Berry meurt, il ne verra pas la fin des travaux. Le Duc ayant reçu le Berry en apanage, le château revient dans le domaine Royal.
En 1417, le château est si luxueux et prestigieux qu'il devient l'une des résidences préférées des Rois. En 1429, la ville de Mehun reçoit Jeanne d'Arc après le couronnement du roi à Reims. La légende prétend que certains plans des futures batailles contre les "Anglois" ont été décidés dans le château. En 1461, le roi Charles VII décède au château de Mehun. A partir du 16ème, les rois délaissent Mehun au profit des châteaux de la vallée de la Loire.
En 1550, un incendie dû à la foudre ravage une partie du château.
 A partir de 1562, les guerres de Religions n'épargnent pas les bâtiments.
 Au XVIIe siècle, le château est partiellement démantelé.
 Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent le château comme bien national. Le saccage commence et sonne le glas de ce prestigieux monument.
 En 1817, un arrêté préfectoral donne la ruine à la ville de Mehun sur Yèvre.
 En 1840, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.

 Au XXe siècle, des travaux de consolidation sont entrepris. Un musée est installé dans le tour.
 Au XXIe siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine et du site est libre et gratuite. L'entrée du musée (l'intérieur de la tour) est payante.
C’est aussi dans ce château que Jeanne d’Arc reçut ses lettres de noblesses, de plus, Louis XI encore Dauphin y fut un temps prisonnier. Ce château servit de carrière, on retrouve encore dans Mehun, de vieilles maisons qui contiennent des pierres du château dans leurs murs. A propos de Mehun, le chroniqueur Jean Froissart déclarait sans ambages qu'il s'agissait de " l'une des plus belles demeures du monde. "

Le duc Jean de Berry, à sa fuite de Paris en 1418, chassé par les Bourguignons, s’installa dans son nouveau domaine du Berry. Décédé en 1416, le duc Jean de Berry et ses somptueuses résidences étaient encore dans toutes les mémoires. Celui qui n’est pas encore le roi de France, encore adolescent, tombe amoureux de Mehun-sur-Yèvre, de la quiétude que l’on peut y trouver dans la période trouble de la Guerre de Cent Ans. Il y habitera dès lors régulièrement, amenant avec lui sa Cour, dont fait partie la belle Agnès Sorel, favorite du roi. C’est au château de Mehun-sur-Yèvre qu’il anoblira Jeanne d’Arc en 1429, pendant le séjour de la Pucelle d’Orléans dans la région. Elle préférait résider en dehors de la Cour du Roi, comme dans cette maison encore visible aujourd’hui à Mehun-sur-Yèvre, alors propriété du chirurgien Renaud Thierry.
Vers la fin de sa vie, Charles VII choisit de vivre dans son château, autant par amour de sa propriété que par peur d’être victime d’empoisonnement, ses ennemis étant nombreux. La ville de Mehun-sur-Yèvre est une ville « Johannique », c’est-à-dire membre d’une association qui a pour but de promouvoir et de protéger l’image de Jeanne d’Arc. J’ai un sentiment mitigé sur Jeanne d’Arc.

Les vestiges du château se réduisent aujourd'hui à la grosse tour (donjon) et à quelques pans de murs. Quelques indices de ce qu'était l'édifice du temps de sa splendeur ; ainsi dans le livre des « Très Riches Heures du duc de Berry » se trouve une enluminure représentant le château au début du XVe siècle dans son intégralité et servant de décor à la « Tentation du Christ ». Les vestiges encore visibles aujourd'hui, datent pour l'essentiel du XIVe siècle. Il fut alors remodelé entre 1367 et 1390 pour le duc Jean de Berry par l' architecte Guy de Dammartin pour en faire une résidence luxueuse. Le décor sculpté est dû aux ateliers d' André Beauneveu et de Jean de Cambrai[2]. Largement ruiné depuis le XVIIIe siècle, ce fut l’un des plus excentriques châteaux gothiques.












Les hommes



¤  Charles VII, roi de France développe l'économie

Proclamé roi dans la chapelle du château en octobre 1422 entre quelques partisans, Charles VII succède à son père Charles VI dit le fol et époux de Marie d’Anjou, fille de Yolande d’Aragon. A quatre lieues de Bourges, capitale du duché de Berry et pour un temps celle de la France, le château de Mehun, déjà modèle et centre artistique, devient un retrait face au monde politique. La belle résidence de Jean de Berry abrite désormais les derniers sujets fidèles à la cause royale. A cette époque, la prospère cité de Mehun était pour Bourges ce que, plus tard, Versailles sera pour Paris. Raillé par les anglais, le petit roi de Bourges devient rapidement le bien servi, puis le victorieux. De nombreux actes sont passés à Mehun, mais l’un des plus importants reste certainement la remise à Jeanne d’Arc de ses lettres de noblesse. Sous son règne, Charles relève la France, pas seulement par les batailles et la reconquête face aux anglais, mais aussi en créant les premiers fondements des grands principes économiques, militaires et administratifs de la fin du Moyen Âge. Louis XI ne fera qu’amplifier et stabiliser d’une main ferme le mouvement. Malade et hanté par la crainte de l’empoisonnement politique, Charles se retranche à Mehun, où il passe les dernières années de sa vie ; il y meurt le 22 juillet 1461 entouré de quelques fidèles.


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¤ Jean Ier de Berry

Constructeur du château actuel au XIVe siècle, contribue au développement des arts.


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¤  Mahaut de Mehun-Courtenay

Fille de Philippe de Mehun, Mahaut se marie au début du XIIIe siècle avec Robert 1er de Courtenay, neveu de Louis VII, roi de France et frère de Pierre II de Constantinople. Sous son impulsion, Mehun devient une ville franche, dynamique et prospère. Avec Mahaut, s’ouvre à Mehun une période de construction, avec le nouveau château, l’extension de la collégiale et l’enceinte de ville. Un autre édifice, quelque peu oublié, est l’abbaye de Beauvoir, en limite entre les terres de Mehun et de Marmagne. Elle comportait une vaste abbatiale aux colonnes engagées et aux chapiteaux à crochets entourée de bâtiments conventuels ; elle se dressait alors au bord de l’Yèvre et abritait les sépultures des seigneurs de Mehun. Les Archives départementales du Cher conservent dans leur chartrier un document exceptionnel en relation avec cette abbaye et qui peut être considéré comme l’une des plus belles chartes de la région.


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Béatrix de Mehun 

Fille d’Etienne de Mehun, elle est mariée en 1025 avec Geoffroy, dit le Normand. Elle apporte ainsi la belle terre de Mehun, centrée autour de son château, à son époux qui est en train de constituer le domaine seigneurial de Vierzon. Trois de ses fils deviendront seigneurs de lieux historiquement importants : Selles-sur-Cher, Vierzon et Mehun. D’ailleurs, la seigneurie de Selles a été longtemps rattachée à celle de Mehun. Béatrice pondéra les élans guerriers de son époux et transforma le château de pierre et de bois de Mehun en un édifice “à la mode”, construit sur une motte de terre, surélevant le rocher qui domine toujours la rivière de l’Yèvre.


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Le Marquis de Villeneuve

Pons-Louis-François de Villeneuve-Hauterive, dit François-Pons, marquis de Villeneuve est né le 11 janvier 1774 de Jean-Joseph-Marie de Villeneuve-Hauterive et de Marguerite-Rose d’AmblardIl embrasse la cause royale et arrive dans le département du Cher en tant que Préfet ultra-royaliste le 16 février 1816. Animé par un fort sentiment religieux, c’est un personnage d’ordre, soucieux du développement de son département. En deux ans, il arpente les communes, fait réaliser des rapports, développe l’industrie (porcelaine à Vierzon, drap à Bourges…), conforte et construit, trace des routes, s’intéresse à la santé publique, etc. L’un de ses actes en rapport avec la mémoire royale est le rachat des ruines du château de Mehun. Dès juillet 1816, il écrit "le château de Mehun", réduit par l’inconcevable incurie des berrichons et de leur administration, à deux tours ruineuses. Il fait arrêter immédiatement la démolition de la tour ouest, puis procède au rachat du lieu en s’appuyant sur le Conseil municipal de Mehun. Ainsi, suite à l’acte du 20 mars 1817, le 4 avril suivant la mairie de Mehun devient propriétaire du site, à charge pour elle d’y installer sa mairie. Les projets les plus incroyables seront alors dessinés et conduiront tout simplement à la réhabilitation, au plus proche de ce qu’elle était, de la tour principale. De 1886 à 1889, l’architecte Darcy dirigea les travaux qui permettent aujourd’hui d’accéder au musée Charles VII et à la terrasse du château. En 1817, le site du château, les douves et l’actuelle place du général Leclerc devaient être un “sacré champ de ruines”. Pour y faire bon ordre et accéder correctement au château, il trouve des aides financières pour la ville de Mehun afin de créer un chantier social. C’est avec cette aide que la place a été aplanie, que les douves ont été reformées et que le pont en terre (permettant toujours l’accès au site) a été construit. Celui-ci recouvre les ruines de l’ancien pont gothique (en pierre) édifié en 1385 par les architectes du duc de Berry.


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Les personnages importants
http://www.ville-mehun-sur-yevre.fr/Les-personnages-importants

La Maison de Courtenay
http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Courtenay.pdf




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Le château



Sur la base mérimée



Sur wikipédia



L'histoire sur le site de la ville



Carreaux glaçurés provenant d'un château du Duc de Berry






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Les minis-expositions


Les chapelles du palais des Papes à Avignon





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Portraits d'architectes

Auguste Perret, 1932



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La tour de Nesles





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Musée Cluny, les oeuvres numérisées









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Reconstitution numérique









L'escalier du donjon



La salle des anges





















samedi 13 février 2016

Le marbre

















Ce blog est un espace dédié aux expositions, il fait parti de l'association Ch-et-T, "Un Chemin historique et Touristique en Ile de France", association qui à pour but de répertorier, de faire connaitre et faire découvrir les Châteaux de la région Francilienne, qu'ils soient construits, détruits, démolis ou encore existants  sous forme de vestiges ou de ruines. L'association,  possède aussi des documents sur les villes royales, seigneuriales et ce qui touche aux châteaux, à l'art.
 ch-et-t.jimdo.com








Si le palais de Versailles et le château de Trianon – ce « palais de marbre » – doivent leur renommée à leur architecture, à leurs jardins, à leurs boiseries, ils la doivent également à ces « marbres les plus exquis de toutes les sortes » comme les qualifiait le duc de Saint-Simon…

 Le primat intellectuel accordé à l’acte créatif par l’histoire de l’art a laissé dans l’ombre nombre d’éléments constitutifs du monde des formes, notamment la matière, trop souvent perçue comme un principe secondaire, voire négligeable de l’œuvre. Le marbre n’a guère échappé à cette règle, hormis en ce qui concerne l’époque antique, pour laquelle il est de plus en plus étudié, dans ses diverses applications. Mais il est longtemps demeuré en dehors du champ de la recherche pour les périodes plus récentes, alors même qu’il a toujours été considéré comme un matériau des plus prestigieux, recherché pour ses teintes chatoyantes comme pour ses blancs immaculés, pour sa douceur comme pour sa fermeté. Symbole universellement apprécié de luxe, de puissance et de pérennité, le marbre fut constamment assimilé au pouvoir, tant religieux que profane, tant impérial que royal, de la Rome d’Auguste au Grand Siècle de Louis XIV. Aussi le château de Versailles fut-il le lieu idéal pour réunir, pour la première fois, les chercheurs qui étudient ces pierres multicolores et leur utilisation dans les palais européens, aux XVIIe et XVIIIe siècles.


La France posséde aussi son panel de marbriers qui a pu se construire au fil du temps par l'intermédiaire des rois, de leurs choix, de leurs "idées" du luxe, de leurs raffinements...

Comme dans beaucoup de métiers d'art le marbre a sa place, sa "figure", sa foi qui est et qui restera d'un goût subtil... Un peu à l'image de la France qui fait naître à chaque siècle des profils, des perspectives imagées ou non, une multitude de choses qui font que des pays comme les notre puissent aller vers et franchir les barrières négatives de chaque temps.....











* Les marbriers

Les marbriers travaillent différentes roches calcaires qu’ils polissent et utilisent en décoration, ce sont des calcaires marbriers, des calcaires noduleux, des griottes, des brèches, des poudingues et aussi des roches siliceuses comme les porphyres, les serpentines, les quartzites… L’observation et la description de ces calcaires et autres roches permettent dans la plupart des cas de les identifier et de trouver leur provenance.
Dans le cadre des restaurations, il est nécessaire d’identifier les marbres et les roches ornementales, pour savoir s’ils sont encore exploités, afin de faire des remplacements, en particulier pour les pavements. En cas d’abandon des carrières, comme pour les pierres de taille, on recherche une roche de substitution après avoir exploré les anciens stocks des marbriers. Pour Versailles, il existe une réserve, versée par l’entreprise Lebeau au moment de sa cessation d’activité, qui se trouve à Saint-Amour (Jura).

Les marbriers travaillent différentes roches calcaires, dont la finesse et la dureté permettent le poli et l’utilisation en décoration. Leur observation montre que l’on peut trouver des critères de distinction et qu’il est possible, dans la plupart des cas, de retrouver la carrière ou tout au moins la zone de provenance, comme le montrent les exemples suivants.


D’après les archives, seuls trois marbriers étaient brevetés : Pierre Ménard en 1645, Hubert Misson en 1660 et Louis Trouard en 17413. Or, les Comptes des Bâtiments laissent penser que d’autres marbriers l’étaient puisqu’ils sont couchés dans l’état des gages : Mathieu Misson, Jean, François et Antoine Cuvillier, François Deschamps, Pierre Lisquy et Claude-Félix Tarlé. Le cas de Tarlé est le plus étonnant : il reçoit des gages, travaille dans toutes les maisons royales – Louis Trouard précise qu’il en était « le seul marbrier » –, il est attaché au service du roi par d’autres charges comme celle du contrôle des marbres, mais aucun brevet à son nom ne subsiste, ni dans les papiers de la maison du roi ni dans ceux inventoriés après sa mort.

Des marbriers du roi de 1661 à 1717 : Pierre Ménard, Mathieu et Hubert Misson, Jean et François Cuvillier, François Deschamps, Claude-Félix Tarlé, Antoine Cuvillier, puis Pierre Lisquy.

Ces travaux ont leurs artisans de renoms : Derbais, Dezègre, Pasquier, Ménard, Mathaut, Lisquy, Tarlé, Trouard, Corbel, Dropsy, Leprince, Poullain, etc.

Les marbriers travaillant pour la couronne s’intitulent indifféremment marbrier du roi, marbrier ordinaire du roi ou marbrier des bâtiments du roi, lorsque le terme de marbrier n’est pas remplacé par celui de sculpteur. Les deux premières dénominations laissent supposer qu’ils dépendaient de l’Académie royale, suivant l’arrêt du conseil d’État du 8 février 1663.



Parmi les calcaires marbriers les plus utilisés en France, les carrières de prélèvement (Aude) ont fourni de nombreuses variétés, aux colorations rouges et grises. Les parties blanches et grises sont dues à l’activité biologique (Stromatactis) qui régnait dans la mer du Dévonien (il y a 380 Ma). La phase calcaire rouge est composée de fins cristaux de calcite (micrite) parmi lesquels les géologues ont reconnu des débris de fossiles leur permettant de dater le dépôt du Dévonien. Le marbre rouge de Rance se reconnaît à sa couleur et à la présence de Polypiers En Mayenne, près de Sablé (Sarthe) et de Laval (Mayenne), des calcaires du Viséen (325 Ma) ont été exploités dans plusieurs anciennes carrières, et utilisés depuis l’Antiquité jusqu’au xxe siècle. Le calcaire marbrier de Bois-Jourdan se reconnaît grâce à ses taches rouge vif et aux restes de polypiers qu’il contient
















* Les marbreries

- Quel est le point commun entre New York, Le Caire, Hong Kong, Versailles, Londres, Berlin ou encore Pompéï? C’est le marbre de Payolle, qui est un hameau de la commune de Campan. Il est situé au bord d'un lac sur le plateau de Payolle, à 1100 m d'altitude dans la vallée de Payolle, en Haute-Bigorre dans le département des Hautes-Pyrénées.
Ce marbre, qui habille, depuis plusieurs siècles, les hauts lieux de ces grandes métropoles et autres sites devenus les plus touristiques au monde. Très apprécié pour ses couleurs particulières et pour sa solidité exceptionnelle, ce minerai était extrait à Payolle, jusqu’en 1991.
La marbrerie, dite «royale», ses 400 m de front de coupe et ses falaises de marbre de 30 m, sont visibles de loin.

- Hérault - Félines-Minervois, proche de Carcassonne, Castres, Béziers
La commune possédait un moulin à scier le marbre, dit de "Biot". Le moulin proprement dit est élevé sur une plate-forme monumentale artificielle talutée (21 x 8,5m et 1,2 jusqu'à 3,8m de haut) élevée en bordure du vallon, le tout, bâtiment et terrasse de soutènement est entièrement réalisé à l'aide des matériaux produits par l'extraction des carrières en blocage irrégulier avec liant de mortier de chaux ; chaînages et encadrements sont faits de blocs équarris plus importants mais l'ensemble est assez sommaire. L'énergie éolienne est utilisée pour actionner le mécanisme aujourd'hui disparu des scies qui débitaient le marbre en plaques dans les deux salles de sciage établies de part et d'autre de la tour centrale.

 http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/merimee/PROT/PA34000047_DOC.pdf




Les cartes de Cassini, imprimées à partir de relevés effectués vers 1744, mentionnent à Seix la carrière de marbre située dans la vallée d’Esbints, dans les Pyrénnées.




Barbezan et Sauveterre 
 Deux variétés principales, une brèche multicolore et un noir uni, furent exploitées entre les villages de Barbazan et de Sauveterre (Haute-Garonne), à quelques kilomètres de Saint-Bertrand-de-Comminges et à une faible distance de la Garonne.
En 1667, le grand-maître des eaux et forêts, monsieur de Froidour, écrivait :
 «M’étant approché plus près de Barbasan on me fit voir deux montagnes toutes de marbre le gris d’un côté et le noir de l’autre où l’on en tire pour les bâtiments du Louvre. Sauveterre est aussy sur une montagne de marbre et celuy qu’on y tire est parfaitement beau. Il est de différentes couleurs, gris, noir et blanc, mais meslangé de façon qu’il n’y a rien de plus agréable à voir. Il y a des ouvriers dans cette ville qui le polissent et qui en font des escritoires, des boulles et autres choses semblables.»
Le noir profond était très apprécié pour des sphères, cabochons ou pointes de diamant dont on ornait retables et cheminées, ainsi qu’en usa souvent l’architecte Pierre Souffron dans les années 1590-1630. Sa qualité fut telle qu’on le confond communément avec le noir dit « de Belgique », appellation générale regroupant plusieurs variétés.
Bien que totalement oublié de nos jours, le noir de Sauveterre fut pourtant très employé et exporté très loin : il servit même à la confection du sarcophage du grand maître Gregorio Carafa dans la cathédrale Saint-Jean de La Valette à Malte, en 1690. Les carrières sont désormais difficiles à localiser, un gisement subsiste au haut du village de Barbazan, en grande partie emporté par l’élargissement d’une route.


Caunes
Les carrières de Caunes, en minervois, épisodiquement utilisées à l’époque romaine puis médiévale, furent ouvertes par des marbriers ligures à partir de 1617, attirés par l’éclat incomparable d’un rouge intense flammé de blanc qui fut expédié partout en Italie, en blocs ou en colonnes. Cet « incarnat » (rosso ou mischio di francia) y connut un succès fulgurant qui le conduisit en des centaines de sanctuaires, jusqu’à Saint-Pierre de Rome, à partir de 1646. Dès 1625, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc signalait tout son intérêt aux marbriers royaux, toutefois les italiens en conservèrent le commerce quasi exclusif jusqu’en 1660-1670 environ, période durant laquelle la politique somptuaire voulue par Louis XIV entraîna un accroissement sans précédent des achats de marbres d’Italie et des Flandres mais aussi l’essor spectaculaire des carrières des Pyrénées, puis de l’ensemble du Midi.


Cazerdanes
Seulement connu par les textes, le « Saint-Baudéry » n’était encore ni identifié ni localisé. La carrière se trouve non loin des ruines du château de Saint-Bauléry, sur la commune de Cazerdanes (Hérault). 46C’est en 1686 que ce marbre avec « façon d’agathe et à fond gris de lin taché d’aurore», fut découvert par l’ingénieur du roi Michel Martin.


 Cierp
Cierp est situé à l’entrée de la vallée de Luchon (Haute-Garonne), à quelques kilomètres de Saint-Béat. Ce village est dominé par un spectaculaire plissement de terrain, ondulant en strates de marbres colorés, au sein duquel sont entaillées plusieurs carrières. L’une fut exploitée par les Romains (des carreaux de Cierp ont été retrouvés en Narbonnaise), puis reprise par Dominique Bertin, qui fit notamment tirer de cette paroi la haute colonne du tombeau de cœur du cardinal de Bourbon à Saint-Denis (1556).
 Très apprécié jusqu’à la première moitié du XVIIe siècle, ce marbre fut ensuite délaissé au profit des rouges du Minervois, plus vifs. -  La brèche de Beyrède, ou brèche d’Antin, 
En 1712 elle fournit le marbre que le Roi préfère. En effet, bon nombre de cheminées du Château de Versailles seront réalisées en marbre de Beyrède. Pour leur transport, les blocs de marbre étaient emmenés par radeau sur la Neste puis rejoignaient la Garonne ou l’Adour jusqu’à Bayonne ou Bordeaux, jusqu’à Rouen, enfin, ils remontaient la Seine jusqu’à Paris.

Depuis 2003, l’exploitation a été relancée par l’entreprise PLO.


Héchettes 
Les carrières de ce marbre sont situées au sein d’un bois surplombant la rivière de Neste, au voisinage du petit village de Héchettes, à l’entrée de la vallée d’Aure (Hautes-Pyrénées). Il s’agit là d’une « pierre de substitution ». Le grand antique, en effet, sous le nom de marmor celticum, avait été célèbre sous l’empire romain : extrait à Aubert, près de Saint-Girons (Ariège) à partir du IV e siècle au moins, il fut exporté ensuite jusqu’à Rome et Constantinople. Mais sa carrière, au XVIIe siècle, demeura perdue et ses larges éclats de noir et de blanc furent remplacés par ceux, très semblables mais de moindre taille, du marbre découvert à Héchettes dès le XVIe siècle, probablement par Dominique Bertin.


Pourcieux
Jaspe de Provence, jaune de Trets, poussiou
Les carrières de Trets et de Pourcieux (Bouches-du-Rhône) sont situées au-dessus des villages de ce nom, auprès de l’ermitage Saint-Jean-du-Puy ainsi qu’au pied du mont Olympe. Elles produisirent un jaune plus ou moins clair, finement veiné de rouge et un autre, plus soutenu, fortement contrasté de brun, de blanc et de violet.


Tholonet
Le Tholonet est une toute petite commune au pied de la Sainte-Victoire dans le secteur d'Aix en Provence.
L'implantation du village est assez tardive (XVIIe siècle).
Le marbre du Tholonet, appelé aussi brèche d'Alep, comme beaucoup de marbres qui lui ressemblent. La carrière de Roque-Hautes a été exploitée jusqu'à la seconde guerre mondiale et est donc très visible.
Ce marbre a voyagé jusqu'à Versailles, comme pour de nombreuses carrières de Provence et d'ailleurs, c'est sous l'impulsion de Louis XIV et pour l'accomplissement de ses rêves de grandeur, de faste et de luxe que l'industrie marbrière s'est développée dans tout le Royaume.


Trest
Située entre Aix-en-Provence et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, la commune de Trets abrite une carrière de marbre qui fut exploitée des années 1680 aux années 1730 par la famille Veyrier. Cette famille a compté de nombreux marbriers, sculpteurs et architectes, parmi lesquels émergea la figure de Christophe Veyrier, l’un des principaux élèves de Pierre Puget. Il fut l’inventeur de la carrière, proche de l’ermitage de Saint-Jean-du-Puy, et en devint copropriétaire avec ses frères Louis et François. En cette fin de xviie siècle, le marbre français est mis à l’honneur et la nouvelle politique royale menée par Colbert dès 1664 favorise l’exploitation de nombreuses carrières du royaume pour la fourniture de marbres destinés à la décoration et l’embellissement des demeures royales. Le marbre de Trets, marbre d’ornement à dominante jaune veiné de rouge, fut envoyé à Paris et à Versailles en grandes quantités mais servit aussi aux Veyrier dans beaucoup de leurs réalisations.

Lire la suite.... http://crcv.revues.org/13650



Sarrancolin, marbre d'Antin
Le village de Sarrancolin, au cœur de la vallée d’Aure, en Hautes-Pyrénées, se trouve au pied d’un étranglement formé par deux puissantes montagnes, sur les hauts flancs desquelles se situent les carrières, sur les communes de Sarrancolin et d’Ilhet à l’est et de Veyrède à l’ouest. 35 Cette technique fut perfectionnée par Claude-Félix Tarlé à partir de 1712. Les carrières de Sarrancolin-Ilhet furent les premières découvertes, probablement vers 1560-1570. Elles furent exploitées en sous-cavage, pour suivre les plus belles veines qui s’enfonçaient perpendiculairement à la pente. Cette caractéristique poussa les marbriers du roi, notamment Misson, à partir de 1666, à creuser des galeries de part et d’autre des bons filons, puis à découper ceux-ci à la scie, afin d’épargner la meilleure matière.


Seix
 Situé dans le parc régional des pyrénnées Ariègeoise, à quelques kilomètres de Toulouse, Seix a vu l’extraction du marbre dans les carrières situées au sud de Seix dès l’époque romaine. On retrouve les griottes multicolores de Seix et le vert d’Estours dans la plupart des monuments antiques de la région : à la villa de Chiragan, à Saint Bertrand de Comminges. Le nom de «carrière romaine», au lieu dit Escalatorte se réfère à une ancienne exploitation. Le transport devait constituer, dans l’Antiquité, une grosse difficulté compte tenu de la nécessité de traverser le Salat pour exporter les marbres dans la vallée. L’église de Salau, ancien prieuré de Malte, datant du XIème siècle, comportait plusieurs colonnettes de ce marbre qui ornaient son clocher, ainsi que des colonnes très anciennes soutenant un mur bordant le cimetière.

http://www.histariege.com/mines_et_industries.htm#Carrières_de_marbres_à_Seix



Sost
La carrière de Sost est située non loin du petit village de ce nom, en vallée de Barousse (Hautes-Pyrénées). Cette carrière porte témoignage des efforts démesurés qui furent consentis pour trouver dans le royaume un blanc statuaire de qualité susceptible de concurrencer celui de Carrare. Les directeurs des Bâtiments du roi, Orry en 1737 puis Lenormant de Tournehem en 1748, envoyèrent en Pyrénées Jean Tarlé pour trouver une carrière susceptible de remplacer celle de Saint-Béat, où les espoirs des précédents surintendants avaient été déçus, de Colbert au duc d’Antin.





Des colloques internationaux qui ont pour sujet le marbre enregistrés, à écouter:
















* Les marbres du Nord et du Boulonnais

* Types de marbres du Minervois

* L'odyssée d'une vasque royale

* Le marbre de campan payolle

* Le marbre des Pyrénnées

* La pierre rouge du Languedoc

 * La pierre des rois
Le marbre rose de Languedoc, le grand Campan mélangé, le Carrare blanc, la pierre calcaire de Saint-Leu.




Un article sur le marbre des rois
http://www.ladepeche.fr/article/2013/07/24/1677012-jezeau-payolle-le-marbre-des-rois.html#ohFKj6WOAJx24qBM.99


Le marbre sur wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marbre











Comprendre ce que représentait un marbre pour un homme du XVIIe siècle

 Était alors dénommée ainsi toute pierre prenant le poli, selon l’origine grecque du terme marmor, brillant, irradiant, ce qui englobait tout autant l’albâtre que le porphyre, le granit, les jaspes ou les véritables calcaires métamorphiques. Mais la perception de ces roches n’était pas seulement technique, réservée aux praticiens. Elle était également savante et religieuse, car elles représentaient l’un des genres les plus remarquables du règne minéral et à ce titre, bien des fragments colorés, étrangement veinés, eurent les honneurs des plus célèbres cabinets de curiosité. On considérait en effet que ce matériau d’exception, sur lequel le temps n’avait prise, avait consigné bien des mystères du passé du monde, parmi lesquels les fossiles et pétrifications. On se plaisait ainsi à y lire l’intervention de Dieu, à y découvrir le caractère animé d’une nature première, œuvre du Créateur. Ces croyances étaient d’autant plus importantes que l’on considérait le marbre comme un matériau vivace, végétatif.
En outre, et ce n’était pas la moindre de ses qualités, le marbre reflétait la légendaire puissance de l’Empire romain, il était l’une des marques les plus hautes d’une culture raffinée. Aussi s’imposa-t-il comme l’un des matériaux essentiels de la Renaissance, dans un sens aussi mystique que mythique, et ce fut dès le règne d’Henri II que les ressources nationales furent mises à contribution, dans l’ambition affichée de concurrencer toute autre provenance. Pour Versailles, leur exploitation connut son plein développement afin de sacraliser la gloire de Louis XIV tout en restaurant l’âge de marbre d’une Antiquité triomphante.



Le marbre, matériau royal du monde minéral

Matériau des plus précieux, aussi rare que difficile à déplacer, le marbre connut souvent une histoire mouvementée, des carrières aux magasins. Ainsi descendait-il des Pyrénées par radeau pour rejoindre Toulouse, où négociants, architectes et sculpteurs assurèrent longtemps son commerce et sa mise en valeur (Alain de Beauregard). Le plus souvent, il poursuivait sa navigation jusqu’à Bordeaux et il y embarquait sur des navires de haute mer, qui le convoyaient jusqu’à Rouen où il rejoignait les blocs achetés en Italie, venus par une voie maritime plus longue encore, celle du contournement de l’isthme ibérique.

. https://crcv.revues.org/13262












Au XVIIIe

Les provinces de France oû se trouve le plus grand nombre de carrières de marbre et ou les marbres sont les plus beaux sont ; la Provence, le Languedoc, le Bourbonnais et celles qui sont voisines des Pyrenées. La plupart de ces marbres prennent leurs dénominations du nom général de la province d' où on les tirent, d' autres des villages ou sont situées les carrières. 




 ¤ Les marbres au milieu XVIIIe siècle

On a donné divers noms aux diverses espèces de marbres suivant leur couleur ; Le marbre brèche de Vérone est de couleur rouge pâle, mêlé de jaune, de noir et de bleu. Le verd de Suze a des marques vertes et noires qui se détachent sur un fond blanc. Le brocatelle est un marbre nuancé d' un grand nombre des plus belles couleurs ce qui le fait ressembler a l' éroffe nommée brocard, d' ou il a pris son nom. Le Narbonne a des taches jaunes et blanches sur un fond violet. Le verd Campan outre le verd offre du blanc et différentes teintes rouges. Le bleu turquín se trouve à Cône, en Languedoc, ainsi que celui qui est d' un blanc mêlé d' incarnat dont la carrière est réservée au Roi. Il ya dans le même pays du marbre jaune et gris jaspé, le cervelas taché de rouge, de jaune et de bleu le Férancolín de couleur isabelle rouge et agate. La Provence donne un beau portor (ainsi nommé parcequ' il semble porter de l' or), il est d' un jaune et d' un noir très vif. On trouve à Flo rence un Marbre figuré oû il semble que l' on aperçoive des châteaux, des tours, des arbres... Enfin il y a dans les marbres des variétés à l' infini.
Il y a des pierres dures qui passent quelquefois pour des marbres parce que ces pierres reçoivent assez bien le poli. L' Auvergne a des carrieres, ont en retire une à une, c'est une pierre très recherchée à cause de la variété de ses couleurs qui sont rose mêlé de verd et jaune mêlé de violet.


 ¤ Des procédés de fabrication au milieu XVIIIe siècle

 Le marbre étant arrivé a l' atelier se scie dans l'épaisseur que l' on désire. La scie des Marbriers ne possèdent pas de dents, elle a une monture semblable à celle des scies a débiter des menuisiers mais proportionnée à la force de l' ouvrage et de la scie. Deux hommes ont assez de peine à l'élever pour les mettre en place, la feuille de ces scies est très large et assez ferme pour scier le marbre en l' usant peu à peu en utilisant le procédé du grès et de l' eau que le scieur met avec une longue cuillère de fer. Il arrive très souvent que les sciages soient mal dégauchis; c' est a dire que les parement ou pièces de marbre ne sont pas parfaitement unis. Ce vice est occasionné quelque fois par l' irrégularité de la scie et quelquefois par les durillons qu' elle rencontre dans le marbre. On est parvenu à colorer le marbre blanc naturel avec diverses dissolutions, la dissolution d' argent pénètre le marbre blanc très profondément et lui donne une couleur rougeâtre puis brune. La dissolution d' or pénètre moins et donne une couleur violette, l' une et l' autre font leur effet plus profondément si on les expose au soleil. La dissolution de cuivre donne une couleur Verte sur la surface du marbre, le sang de dragon étant frotté sur le marbre chaud le teint en rouge, la gomme gutte le teint en beau citron. Pour faire pénétrer davantage ces liqueurs il faut auparavant dépolir le marbre avec de la pierre ponce. Les teintures de bois de racines, dans l' esprit de vin, colorent le marbre. La teinture de cochenille le pénètre d' environ une ligne et lui donne une couleur mêlée de rouge et de pourpre, des couleurs mêlées avec de la cire colorent aussi le marbre.  


Il est possible de lire la suite page 55 en vieux Français, livre datant de 1773. https://books.google.fr/books?id=KY1cAAAAcAAJ&pg=PA52&dq=le+marbre+pierre+des+rois&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj19rubmuTKAhVG1BoKHXsVAmo45gEQ6AEIRDAG#v=onepage&q=le%20marbre%20pierre%20des%20rois&f=false













Les mini-expositions



_ Des portraits d'architectes



_ De très riches heures de Champagne



_ Mille ans d'écriture dans l'Oise



_ En Aquitaine, extraordinaire quotidien









Une série scientifique à voir

Les experts du passé































vendredi 20 novembre 2015

Les labyrinthes


Ce blog est un espace dédié aux expositions, il fait parti de l'association Ch-et-T, "Un Chemin historique et Touristique en Ile de France", association qui à pour but de répertorier, de faire connaitre et faire découvrir les Châteaux de la région Francilienne, qu'ils soient construits, détruits, démolis ou encore existants  sous forme de vestiges ou de ruines. L'association,  possède aussi des documents sur les villes royales, seigneuriales et ce qui touche aux châteaux, à l'art.
 ch-et-t.jimdo.com

Le Labyrinthe des Sortilèges à Ribeauvillé, en Alsace





















Tracé sinueux, muni ou non d'embranchements, d'impasses et de fausses pistes, destiné à perdre ou à ralentir celui qui cherche à s'y déplacer, le motif du labyrinthe est apparu dès la préhistoire, il se retrouve dans de très nombreuses civilisations sous des formes diverses. Le mot désigne dans la mythologie grecque une série complexe de galeries construites par Dédale pour enfermer le Minotaure.
En latin, labyrinthus signifie « enclos de bâtiments dont il est difficile de trouver l’issue ».

L'origine du mot est vraisemblablement préhellénique. On a tenté autrefois divers rapprochements étymologiques, par exemple avec le terme grec labrys, nom de la hache crétoise à double tranchant, avec laquelle aurait été creusé le labyrinthe. Les langues préhelléniques étant inconnues, il est normal que l'on ne trouve aucune étymologie satisfaisante. La forme la plus ancienne connue est da-pu2-ri-to- en mycénien de Knossos (le signe pu2 note ordinairement phu), avec d à l'initiale et non

C'est à partir du XVIe siècle que les Italiens transposent le labyrinthe dans les jardins, puis la mode se répand.

Au château de Versailles, le labyrinthe, créé par Le Nôtre en 1665 et détruit en 1778, il n'existe plus, mais il figure encore sur le plan.
Jean-Sébastien Bach a réalisé une pièce musicale illustrant les tournoiements et la difficulté de sortir d'un labyrinthe végétal, à l'époque où ceux-ci étaient en faveur : Le petit labyrinthe musical.
Aujourd’hui, largement répandu en Europe, le labyrinthe végétal constitue un nouveau concept touristique. Parfois éphémères (champ de maïs, comme à Beaugency34) mais le plus souvent permanents (thuyas ou hêtres par exemple), les labyrinthes végétaux se rapprochent des tracés initiatiques des époques païennes. Percés de dédales fantaisistes, ils s’accompagnent d'attractions basées sur des contes de fées, des énigmes à résoudre, etc. C'est le cas du labyrinthe du Petit Poucet dans les jardins de Bagatelle35, ou du labyrinthe de graminées et son jeu de l'oie dans le parc du château de Chantilly.
Par ailleurs, dans le jardin botanique du parc animalier du château de Thoiry, se situe le plus grand labyrinthe interactif du monde. Le plus grand Labyrinthe Végétal Permanent au Monde se trouve en France, sur la commune de Guéret en Creuse. Sur 22000 m² et ses 4,5 km d'allées engazonnées. Il est l'attraction majeure d'un parc de loisirs. Nous trouvons également des labyrinthes éphémères, en maïs, comme en Auvergne dans le Puy-de-Dôme : le Labyrinthe des volcans qui depuis 11 ans propose un tracé et une thématique différents chaque année. (http://www.labyrinthe-des-volcans.com) En Europe, de nombreuses réalisations peuvent être visitées, telles que le Labyrinthe de Barvaux près de Durbuy en Belgique ou encore celle d'Evionnaz en Suisse, en France celle du parc d'Artmazia à Massy en Haute-Normandie, créée en 2001 par le sculpteur anglais Geoff Troll avec 4 000 hêtres, celle de Guéret dans la Creuse, celle du jardin du prieuré d'Orsan (Cher) ou celle du château de Vendeuvre41. On en trouve dans toutes les régions, par exemple en Bourgogne (Toulon-sur-Arroux), en Alsace (Ribeauvillé dans le Haut-Rhin), en Lorraine (Vigy en Moselle) et bien sûr en Ile-de-France (parc du château d'Auvers-sur-Oise).




Le Labyrinthe du Château de Breteuil




Une partie de la Symbolique
Le cercle dans lequel s'inscrit le labyrinthe symbolise l'unité, la perfection : il renvoie à la finitude de la vie. Dans de nombreuses cultures, l'Univers est représenté par une série de cercles concentriques. L'ovale représente en général le féminin, les lignes brisées rappellent les rivières, et les lignes droites, la pluie (l'eau étant le symbole de la vie). Le carré, quant à lui, représente l'Univers ou la Terre, la Création, et la croix centrale, le Cosmos, avec une ligne verticale (symbole de l'esprit masculin) et une ligne horizontale (symbole de la matière féminine), dont le point de rencontre est l'humanité. Le labyrinthe est donc une représentation de la vie même. La spirale peut aussi représenter le devenir : elle implique une vision cyclique de l'histoire, « Tout revient éternellement, mais avec une dimension nouvelle, parfaite contradiction de la ligne, de la conception unilinéaire du temps. »

Les labyrinthes étaient plus facilement "utilisés" par les femmes et les enfants, les jeunes, ou un peu plus en groupe lors des moments de fêtes, le soir, dans les moments d'amour, de jeux amoureux...

De nos jours, le carré peut représenter l'unité, la droiture, l'organisation, le coté masculin,  le cercle quand à lui peut représenter la terre, l'éphémère, l'univers, la vie, le loisir.....


C'est dans le parc du château de Merville, aux portes de Toulouse, que se trouve le plus grand labyrinthe de buis d'Europe, classé monument historique.


* Le plus grand labyrinthe végétal du monde à Reignac-sur-Indre, Indre-et-Loire, France (47°13’N - 0°54’E).

 En 1996, année de la création à Reignac-sur-Indre, en Touraine, du plus grand labyrinthe végétal du monde, 85 000 visiteurs sont venus se perdre au milieu d’un dédale de 4 ha. Depuis, chaque été, un labyrinthe éphémère de maïs ou de tournesols sort de terre. Récolté à l’automne, il renaît l’année suivante sous une forme différente, grâce à une technique éprouvée de semis et de traçage. Cet espace s’inspire d’une tradition plus ancienne dans l’art du paysage. À la Renaissance, les jardins italiens multiplient les labyrinthes : on s’y promène, on s’y perd, on y complote, on y badine. Cette légèreté efface un peu le caractère sacré et parfois menaçant des grands labyrinthes anciens, ceux des cathédrales gothiques, ceux de la Grèce du Minotaure, et plus loin encore les centaines de " châteaux de Troie " ainsi qu’on nomme ces labyrinthes de pierre qui parsèment les rivages de la Baltique. Rites solaires, pistes de danse, chemins de croix, parcours initiatiques ? Il reste dans le labyrinthe moderne un peu du mystère symbolique qui animait les " chemins de Jérusalem " et les " remparts de Jéricho ".

http://www.yannarthusbertrand2.org/index.php?option=com_datsogallery&Itemid=27&func=detail&catid=3&id=1001&l=1920





* Le labyrinthe de la Cathédrale de Chartres

Il évoque celui de la mythologie grecque. L’architecte Dédale le construit pour y enfermer un monstre - le minotaure - qui s’y nourrit des enfants d’Athènes. Thésée, vainqueur du monstre, parvient à s’en extraire grâce au fil d’Ariane. Au Moyen-Âge, plusieurs labyrinthes sont réalisés sur le pavement d’édifices religieux : Reims, Amiens, Saint-Quentin. Ils y apparaissent aussi comme une signature des commanditaires et maîtres d’œuvre (avec indication des noms sur la plaque centrale). Appréciez la complexité et l’élégance du tracé, le chef-d’œuvre qu’a représenté l’exécution du tracé en pierre. Le labyrinthe de Chartres est un point géométrique important : si vous 'projetez' la façade sur le pavement, le centre de la rosace - où apparaît le Christ en majesté - correspond au centre du labyrinthe. si vous reliez le centre du labyrinthe aux statues centrales des portails et à l’emplacement de l’ancien autel, vous dessinez un carré, qui sert de schéma directeur au plan de la cathédrale.

http://www.cathedrale-chartres.org/fr/le-labyrinthe,121.html




Continuer vers les Labyrinthes...
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Labyrinthe



Le labyrinthe des châteaux, était aussi un lieu de divertissement, de jeux amoureux, de promenade, de réflexion, pour adultes, comme pour les enfants.

Les labyrinthes peuvent avoir différentes fonctions; concrètes ou abstraites, ésotériques et/ou spirituelles.

Le labyrinthe servait de calendrier annuel (le parcours du labyrinthe se divise en 31 arcs de cercle, ce qui représenterait les 31 jours par mois)[réf. nécessaire] ou encore de mesure des marées (un pictogramme de mouvements apparents combinés de la lune et du soleil, qui permettait de calculer la force et l'heure des marées): les Vikings auraient utilisé un labyrinthe formé de deux serpents lovés sur eux-mêmes pour déterminer le calcul des marées (heure et force)[réf. nécessaire]. Il pouvait aussi représenter différents parcours tels que celui de la Pénitence (le labyrinthe est alors parcouru à genoux tout en récitant prières et psaumes, en signe de pénitence et pour obtenir la rémission des péchés).









- Les labyrinthes religieux

Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres
http://www.cathedrale-chartres.org/fr/le-labyrinthe,121.html

Le labyrinthe de la cathédrale de Reims
http://catreims.free.fr/art012.html

Le labyrinthe de la cathédrale d'Amiens
http://www.limen-arcanum.org/interieur/labyrinthe.php









Les Labyrinthes de France
http://www.labyrinthes-de-france.com/

Le top 10 des labyrinthes
 http://www.graines-voyageurs.fr/vacances-nature/3002-top-10-des-labyrinthes-de-france

Le plus grand labyrinthe du Monde
http://www.yannarthusbertrand2.org/index.php?option=com_datsogallery&Itemid=27&func=detail&catid=3&id=1001&l=1440

 Le tombeau de Porsenna roi d'Etrurie appelé le tombeau d'Egypte possède quatre labyrinthes intérieur.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7703185z/f2.item.zoom


* Lieux de loisir sur le thème du Labyrinthe;

En France
http://www.parcsetloisirs.fr/fr/search/index.html?keyword=labyrinthe&x=21&y=13

Le labyrinthe de Beaugency


* Loisir;

Un labyrinthe de maïs
http://www.tourismepaysroimorvan.com/labyrinthe-de-mais-a-lignol/lignol/tabid/9056/offreid/dd3af164-0b61-43bb-8545-e9ec5d427426/detail-jardins-parcs-animaux.aspx

Le labyrinthe de Versailles
http://www.versailles.fr/outils/agenda/agenda/article/le-labyrinthe-de-versailles-du-mythe-au-jeu/


Une appli jeu, le roi du labyrinthe
http://www.appliandroid.fr/jeux/3533-roi-du-labyrinthe.php








Les Minis expositions

* Saqqara, le mastaba d'Akhethétep
http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/saqqara/fr/home.htm

* Les sirènes de Léon Belly (peintre), ses dessins
http://moteur.musenor.com/application/expositions/listeOeuvre.aspx?id_exposition=27

* Des costumes de scènes
http://cncs.skin-web.org/skinwebsearch?f%25255B0%25255D=field_sktype%3Acostume

* Sur les toits Comtois, coq et girouettes
http://www.musees-franchecomte.com

* Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre (images de tableaux du XVIIIe siècle)
http://www.museedelimage.fr/vv/ntaf/visite.html




Un document à feuilleter;

* Le labyrinthe, mythes et symboles. 
http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2013/05/minos.html

















lundi 10 août 2015

Les chapelles, les châteaux



Ce blog est un espace dédié aux expositions, il fait parti de l'association Ch-et-T, "Un Chemin historique et Touristique en Ile de France", association qui à pour but de répertorier, de faire connaitre et faire découvrir les Châteaux de la région Francilienne, qu'ils soient construits, détruits, démolis ou encore existants  sous forme de vestiges ou de ruines. L'association,  possède aussi des documents sur les villes royales, seigneuriales et ce qui touche aux châteaux, à l'art.
 ch-et-t.jimdo.com






                               







On désigne comme chapelle soit un édifice religieux secondaire dans une paroisse, soit un lieu de culte au sein d'un bâtiment ou un ensemble de bâtiments ayant une fonction précise (château, hôpital, école, cimetière, etc.).
  Lorsqu’une chapelle est rattachée à un château, elle peut être qualifiée de « castrale ». L’usage de cette expression reste toutefois relativement rare, assez pour ne pas être référencée dans lesdictionnaires. Elle est dite « palatine », si elle est rattachée à un palais. Une « sainte-chapelle » est une chapelle ayant reçu un échantillon de la couronne d’épines. La Sainte-Chapelle de Paris est la mieux connue. La chapelle du château de Vincennes est un autre exemple de sainte-chapelle.

Par extension, on appelle chapelle l'ensemble des objets utilisés par le culte : calice, patène, chandeliers, etc. Dans la marine, la chapelle était le coffre renfermant ces objets utilisés par l'aumônier du bord. Ces objets étaient souvent des pièces d'orfèvrerie d'apparat, parfois créées pour une occasion particulière, comme l'ordination d'un évêque (chapelle d'ordination).






* Au Château d'Amboise





















Tout en gothique flamboyant, seule rescapée du logis royal dit "du donjon", la chapelle Saint-Hubert, destinée à l'usage privé des souverains abrite la dépouille de Léonard de Vinci, mort au château d'Amboise en 1519. Les frises intérieures en corniche représentent des formes entrelacées de végétaux et d'animaux sculptés dans le tuffeau, et les vitraux, des épisodes de la vie du roi Saint-Louis. Sur le linteau surplombant la porte extérieure de la chapelle, Charles VIII et son épouse Anne, Saint-Christophe portant l'Enfant-Jésus, Saint-Antoine d'Alexandrie, ermite, et Saint-Hubert, patron des chasseurs, auquel est dédiée la chapelle.

La chapelle Saint-Hubert fut édifiée et sculptée entre 1491 et 1496 par des artistes flamands dans le pur goût gothique flamboyant en pierre et craie de Touraine (Tuffeau) sur ordre de Charles VIII, avant que celui-ci ne découvre l'architecture italienne. La chapelle sert ensuite d'oratoire à Anne de Bretagne, avant de devenir la dernière demeure présumée du corps de Léonard de Vinci, mort à Amboise en 1519. Le linteau de la porte d'entrée représente la chasse de Saint-Hubert. Les vitraux, assez récents, retracent des épisodes de la vie de Saint-Louis, et le tympan datant du xixe siècle, représente Charles VIII et Anne de Bretagne.


Le Château

http://www.chateau-amboise.com/

http://www.cityzeum.com/chateau-damboise
















* Au Château d'Anet







La chapelle présente un art savant qui montre bien la rupture avec le Moyen Age. Son plan apparaît comme un " dialogue " entre l'infini et le fini, il est forme de croix grecque inscrite dans un carré (symbole du fini) puis l'élévation conduit progressivement à une coupole (sphère symbole de l'infini). La coupole est surmontée d'un lanterneau avec colonnade (allusion au Tempietto de Bramante, 1502 ?). Ce lanterneau porte une croix au décor chargé, dans lequel il est surprenant de reconnaître les symboles de Diane de Poitiers (lune, D entrelacé) et de Henri II (H). L'intérieur montre une grande maîtrise de la géométrie en trois dimensions. Un magnifique pavement de marbres de diverses couleurs agencés en spirale se reflète dans la coupole conçue comme une projection verticale d'une spirale sur une sphère. Le décor montre aussi tout un travail de sculpture et présente des pilastres dont le chapiteau orné de deux rangs de feuilles de laurier est d'un style nouveau créé par Delorme, le style anetais (1° style français). La dépouille de la duchesse Diane de Poitiers, favorite du roi Henri II, a regagné la chapelle sépulcrale du château 215 ans après la profanation de son cercueil par des révolutionnaires en 1795.









Le Château

http://www.chateaudanet.com/historique.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d'Anet



Des photos de la chapelle











                                                          * Au château de Compiègne



La reconstruction du château de Compiègne lancée par Louis XV ne pouvait omettre la reconstruction d’une chapelle royale à la mesure de l’ambition du projet monumental. Pendant cinquante ans donc des projets dont le parti diffère considérablement, vont être élaborés. Finalement la réflexion, les orientations plus traditionnelles étant éliminées, se concentre sur un plan centré, formule isolée au sein des résidences monarchiques. Aussi les dernières années voient-elles progressivement s’élaborer un programme dont l'ampleur et l'originalité n'ont peut-être pas jusqu'à maintenant suffisamment attiré l'attention. Et c'est la crise financière de l'Ancien Régime qui a contraint d'interrompre un projet qui entrait alors dans sa phase de réalisation.






Le Château

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Compi%C3%A8gne

http://www.histoire-compiegne.com/imageprovider.asp?private_resource=10163















* Au château d'Ecouen












Anne de Montmorency était emprunt des idées humanistes de son temps, avide de savoir et de culture. Cela explique la présence de l’oratoire du Connétable et de sa bibliothèque juste au-dessus de la chapelle, conférant à ce lieu un statut tout à fait particulier où mondes sacré et profane sont étroitement mêlés tout en conservant leur spécificité. A la différence de l'église Saint-Acceul, la chapelle a beaucoup plus souffert des excès de la Révolution. Vitraux et lambris ont été déposés puis déplacés au château de Chantilly où ils se trouvent toujours aujourd’hui. Le même sort fut réservé au superbe autel sculpté attribué à Jean Goujon. La célèbre Pietà de Rosso, qui fait désormais partie des collections du Louvre, était placée au-dessus de la porte d'entrée de la chapelle. La présence des emblèmes du connétable (des alérions d’azur : aiglons bleus sans bec ni patte) sur les coussins où repose le Christ incite à penser que le tableau fut bien une commande du duc à Rosso.

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Le Château

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                                                     * Au château de Fontainebleau








Ancienne église conventuelle des moines Mathurins installés par saint Louis, celle-ci a été rattachée au château sous François Ier. Reconstruite à partir de ce règne et sous celui d’Henri II, elle reçoit la voûte actuelle sous Henri IV. Son exceptionnel décor caractéristique de la Seconde École de Fontainebleau préfigure le style baroque Trois grands événements historiques y ont eu lieu : - En 1725, le mariage de Louis XV avec Marie Leczinska - En 1810, le baptême de Napoléon III - En 1837, le mariage du duc d'Orléans avec Hélène de Mecklembourg-Schwerin Les balcons étaient destinés à la musique du Roi. Ainsi, en 1774, un orgue Clicquot et trois claviers sur lequel jouait François Couperin, reconstitué par Alfred Kern en 1967, fut installés

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Le Château
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* Au Château de La Roche-Guyon








La composition du château de la Roche-Guyon reflète la progression des différentes phases de construction. L'ensemble intègre notamment des vestiges de la tour carrée, qui, au XIIIe siècle, renforce l'ancienne porte fortifiée. L'aspect dominant, cependant, est celui souhaité par le duc Alexandre de La Rochefoucauld, qui transforme entièrement la propriété, suivi en cela par sa fille, la duchesse d'Enville, et son petit-fils, Louis-Alexandre de La Rochefoucauld.
Au château, la duchesse d'Enville avait également fait construire une chapelle dans la Cour au Cerf. Celle-ci a été consacrée en 1770 par le cardinal de la Rochefoucauld. Le cardinal-duc de Rohan a engagé par la suite des travaux entre 1816 et 1819 en y creusant trois nefs parallèles.


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                                                       * Au château de Pierrefonds












Dès avant 1072, Nivelon I de Pierrefonds, premier seigneur connu, avait implanté dans la vallée une église sous l’invocation de Saint-Sulpice sur le site d’une source qui fut certainement l’objet d’un culte depuis l’Antiquité ; cette église canoniale se trouvait sous les flancs de la colline du Rocher, et son église était également le siège de la paroisse .
Thibaud, le frère de Nivelon, avait été installé comme premier doyen, avant qu’il ne prenne le siège épiscopal de Soissons ; avant sa mort en 1082, il le donna à Marmoutier dans le cadre du mouvement de réforme canonial qui marquait cette époque.
Le castrum apparaît dès la fin du XIe siècle, sous Nivelon II, fils de Nivelon I .

La chapelle a été entièrement reconstruite. Lovant son abside dans la tour Judas-Maccabée, elle n’est pas visible de l’extérieur. Sa façade sur cour rappelle les saintes chapelles du Moyen Age (château de Vincennes). Ornée d’une figure de pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle (auquel Viollet-le-Duc a prêté ses traits), elle dissimule une architecture étonnante, bien loin des modèles anciens puisque, de façon unique et très iconoclaste, une tribune destinée aux gardes du château a été installée au-dessus du chœur. Geste purement architectural ou bien provocation politique assumée ? En alliant le néogothique et la modernité, Viollet-le-Duc a conforté la place d’honneur du style des cathédrales dans la mémoire nationale tout en affirmant le rôle moteur que l’histoire peut avoir dans la création artistique.


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* Au château de Vincennes



 
Fondée en 1379, la Sainte-Chapelle, dont la construction a commencé juste avant la mort de Charles V en 1380, ne fût inaugurée qu'en 1552 sous le règne d'Henri II, et ce, après une très longue interruption des travaux à partir du début du XVème siècle. Le collège de chanoines est installé dès février 1380. La Sainte-Chapelle de Vincennes est destinée, comme celle du Palais de la Cité à Paris, à abriter une part des reliques de la Passion. En entreprenant ce chantier, Charles V voulut faire de Vincennes, en pendant au Palais de la Cité à Paris, une seconde capitale du royaume. Le vieux palais traditionnel parisien subsiste mais, à Vincennes, dans un cadre adapté et grandiose exprimant fortement par sa qualité, sa richesse et son décor, l'idéologie d'une monarchie triomphante, une nouvelle capitale est née.





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Un document superbe sur Orléans
http://archeonaute.inrap.fr/

L'architecture religieuse des temps moderne
 http://webtv.citechaillot.fr/video/14-ad-majorem-dei-gloriam-larchitecture-religieuse-temps-modernes-entre-tradition-modernite 

L'architecture religieuse
http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Chroniques/Ainsi-Sont-Ils/Lieux-spirituels/Ce-patrimoine-qui-parle-de-Dieu/3-5-Lecon-d-architecture-religieuse


 Endroits souterrain 

Souterrain médiéval du Val du Castela
http://www.bastidecocagne-tarn.com/decouvrir/le-souterrain-m%C3%A9di%C3%A9val-du-castela/

 Angers, les secrets du Château
http://www.lepoint.fr/actualites-region/2007-01-17/les-secrets-du-chateau/1556/0/17436

 Dans les souterrains du Château de Caen
http://www.caen.maville.com/sortir/detail-galerie_-dans-les-souterrains-du-chateau-de-caen_10600_GaleriePhoto.Htm

 Une cathédrale sous des maisons à Saint-Emilion
http://www.saint-emilion-tourisme.com/fr/3-que-faire/20-monuments-souterrains/53-saint-emilion-souterrain.html 

Un château sous un château
http://www.ot-saumur.fr/BREZE-UN-CHATEAU-SOUS-UN-CHATEAU_a806.html




Un document à lire;
le regard d’un ingénieur du XVIIIesiècle sur le gothique
http://crm.revues.org/2491
















Une église souterrainne à Saint-Emilion







La chapelle des Ducs d'Alençon






Chapelle du château de Rocketaillade






Chapelle médiévale du château de Saint-Sauveur






Chapelle du château de Chateaudun






Chapelle de La Ferté saint-Aubin