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mercredi 10 janvier 2018

L'enceinte de la ville de Blois

















Blois est une commune française, chef-lieu du département du Loir-et-Cher, région Centre-Val-de-Loire, elle est aussi la commune la plus peuplée du département. Au centre d'Orléans et Tours, deux entités historique, Blois est un des sites touristique de la vallée de la Loire, elle fut sous Louis XII, et pour environ un siècle, résidence royale.
                                                           











 Localisation : 41 000, Blois, département du Loir-et-Cher. 

Région : Centre-Val-de-Loire



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La ville de Blois était défendue par seize tours et onze portes. Seuls le front nord et le front ouest sont relativement bien conservés. Les fronts sud et est sont mal connus en raison de la disparition de l’ensemble de leurs flanquements. Les sources écrites n’apportent que peu d’informations sur la typologie des organes défensifs.

La forme de l’enceinte blésoise montre qu’elle s’est adaptée à la topographie (principalement à l’ouest), à la morphologie de la ville et à l’emplacement des pôles urbains existants. Au vu de son tracé et de la densité du bâti il ne semble pas que le tracé ait englobé des quartiers non lotis comme cela a pu être le cas à Orléans (Loiret).

Le tracé de l’enceinte à la fin du XIIIe s. peut être divisé en cinq fronts. Le front nord de la ville s’étend de la porte Chartraine à la tour des Rouillis située à l’angle nord-est de l’enceinte.
La porte Chartraine, principale entrée de la ville, s’ouvrait sur l’axe de communication majeur traversant Blois du nord au sud et aboutissant à la porte du Pont. Cet axe reliait Blois notamment à Chartres (depuis la porte Chartraine) et à Bourges (depuis la porte du Pont).
À l’est de la porte Chartraine, l’enceinte était prolongée par la tour Beauvoir, ancienne tour seigneuriale édifiée avant la construction de l’enceinte. Au XIIIe s., elle fut intégrée au tracé des fortifications. Trois autres tours rondes flanquaient le front nord, dont la tour des Rouillis à hauteur de laquelle l’enceinte marque un coude pour redescendre vers la Loire.
Ensuite, l’enclos des Cordeliers, défendu par deux tours quadrangulaires, formait un décrochement d’environ 25 m sur le front nord de l’enceinte. Une petite tour ronde, la tour Guerry, est située dans l’angle rentrant de l’enclos des Cordeliers. Au vu de sa taille réduite et de sa position elle devait simplement servir à la surveillance.
 Le front oriental de la ville était percé de trois portes (Clouseaux, Maréchal et Saint-Jean) et flanqué par une tour ronde, la tour de Paradis, et une tour d’angle, la tour des Poudres. À hauteur de cette tour le tracé marquait un nouveau retour pour suivre le cours de la Loire.
Une première porte, la porte Neuve, s’ouvrait au débouché de l’actuelle rue Porte Bastille et débouchait sur le Port Neuf. Il semble qu’il n’y ait eu aucun flanquement jusqu’à la porte du Pont. Au débouché du pont, côté Vienne, un tracé semi-circulaire est visible sur le cadastre napoléonien daté de 1810.
Une troisième porte, celle du Port-Vieil, débouchait sur le plus ancien port de la ville. Enfin, une tour d’angle quadrangulaire, la tour Saint-Lomer, prenait place à l’angle sud-ouest de l’enceinte.
L’enclos de l’abbaye Saint-Lomer à l’ouest était constitué par un segment de courtine formé en partie par la façade de l’actuelle église Saint-Lomer.
La porte du Foix était située au débouché de la rue éponyme, en contrebas de l’éperon castral. À cet endroit, l’enceinte urbaine était liée à l’enceinte castrale qui assurait ainsi la défense d’une partie du front ouest. Au nord de l’éperon castral les deux enceintes étaient de nouveau réunies par la porte des Champs (porte qui défendait l’entrée ouest du château). Une première tour ronde, située entre la porte des Champs et la porte Côté flanquait ce segment de l’enceinte. Enfin, cinq tours rondes défendaient la ville entre la porte Côté et la porte Chartraine.
Les portes ayant été détruites, seules les sources écrites et iconographiques sont susceptibles de nous renseigner sur leurs caractéristiques. Deux types de porte sont reconnaissables : des tours-portes et des portes à deux tours (circulaires ou quadrangulaires). Les principales portes d’entrée en ville (dites Chartraine, du Pont, du Foix et Côté) possédaient deux tours circulaires encadrant un passage central. L’historiographie présente unanimement la porte comme l’élément majeur d’une enceinte qu’elle soit urbaine ou castrale. Cet organe est réalisé avec grand soin pour deux raisons majeures : la porte représente par nature un point faible puisque c’est une ouverture dans le système défensif mais elle est également le lieu d’accès à la ville et se doit donc de présenter de manière ostentatoire la richesse et le pouvoir de celle-ci.

Les tours de flanquement de l’enceinte urbaine – la tour Beauvoir n’est pas prise en compte car elle a été édifiée avant la construction de l’enceinte – sont majoritairement de plan circulaire : c’est le cas pour treize d’entre elles. Seules trois sont de plan quadrangulaire. Ces dernières sont les deux tours qui protègent l’enclos des Cordeliers et la tour d’angle qui défend l’abbaye Saint-Lomer, c’est-à-dire les organes qui défendent les pôles religieux de la ville.

L’enceinte a été entretenue tout au long du Moyen Âge, depuis sa construction au XIIIe s. à son adaptation partielle à l’artillerie à feu au début du XVe s. Elle est dès le XVIe s. en état d’abandon. Cependant, lors des conflits des guerres de religions elle est renforcée par deux petits éperons aux angles sud-est et sud-ouest. Ces aménagements ont été ponctuels et n’ont pas dû être jugés utiles très longtemps puisque les destructions ont continué à ponctuer la fin de l’époque moderne.
Blois n’était pas véritablement une place de guerre et l’objectif principal de l’enceinte était de protéger les habitants. L’enceinte a été renforcée et modifiée lorsqu’il existait des menaces extérieures dans la région et les fortifications n’ont été que très partiellement adaptées à l’artillerie à feu au XVe s. (une seule tour sur les sept conservées). Les fortifications ont perdu leurs fonctions défensives très tôt.


















La ville



http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Blois


Sur la base Mérimée
http://www.culture.gouv.fr


Trois très beaux documents sur Blois qui concernent 
l'inventaire du patrimoine, les archives, l'enceinte médiévale.
https://patrimoine.regioncentre.fr

http://archives.culture41.fr/archive

http://journals.openedition.org/racf/2483



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Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, châteaux-fort, donjons
http://unchemindeliledefrance.blogspot.fr

Le monde des châteaux
http://unchemindeliledefrance.blogspot.fr






Le tourisme dans le Loir-et-Cher

















Enceinte de la ville de Blois au XIIIe siècle


































Les minis expositions






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Ingénieur- Enseignant-photographe, son travail de photographe est réuni à la médiathèque du patrimoine






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Une échappée vers l'univers des livres Arthurien





















jeudi 9 novembre 2017

Un seigneur, Enguerrand III de Coucy







1182-1242, né au château de Coucy dans l'Aisne, le seigneur de Coucy avait comme surnom le bâtisseur.

Sa devise : « Roi ne suis, ni prince, ni duc, ni comte aussi. Je suis le sire de Coucy. » 

Toute la hiérarchie féodale est énoncée dans cette devise, qui s’achève par le titre le moins prestigieux, sire, c’est-à-dire un simple seigneur, un hobereau. Mais le sire de Coucy a acquis la gloire les armes à la main. Il se pose donc en preux chevalier, non pas en héritier.




Blason de la famille de Coucy










Seigneur de première race né en 1182 au château de Coucy, il est le fils aîné de Raoul Ier de Coucy et d'Alix II, fille du comte Robert Ier de Dreux. Enguerrand III est, avec Enguerrand VII, le plus prestigieux et le plus intéressant des seigneurs de Coucy. Il est aussi sans conteste le plus ambitieux d'entre eux. Enguerrand III symbolise la lutte opiniâtre des grands féodaux contre la couronne pour préserver leur indépendance. Au cours de sa souveraineté longue d'une cinquantaine d'années, il accorde des chartes de franchises à plusieurs communes relevant de son autorité.

Lorsqu’il meurt en 1242 à Gercy (Aisne), tué accidentellement par sa propre épée qui le transperce à la suite d’une chute de cheval, il laisse à sa descendance un domaine considérable, dominé par une imposante forteresse.

En premières noces, il épouse Béatice de Vignory, veuve du comte de Roucy, Jean Ier. En secondes noces, il épouse Mathilde de Saxe (1172-1209) et de Bavière (1172 - † 13 janvier 1209), veuve de Geoffroy III, comte du Perche. Mathilde de Saxe est la fille d'Henri le Lion, duc de Bavière et de Saxe, et de Mathilde d'Angleterre. En troisièmes noces, Enguerrand III épouse Marie de Montmirail et d'Oisy, fille de Jean de Montmirail, seigneur de Montmirail et de Condé qui lui donne six enfants : Marie de Coucy qui épousa le roi Alexandre II d'Écosse dit Le Pacifique, puis vers 1251/1252 Jean d'Acre († 1296), fils de Jean de Brienne, roi de Jérusalem et empereur d'Orient. Raoul II de Coucy († en 1250 au cours de la Bataille de Mansourah en Égypte lors de la septième croisade, près du comte d'Artois, frère de saint Louis, qu'il défendit au prix de son sang. Enguerrand IV de Coucy († 1311) Jean de Coucy Alix de Coucy qui épouse le comte de Guînes, Arnould III Jeanne de Coucy qui épouse Jean Ier seigneur de Mailly, d'Acheu et de Ploich.


Né en 1182, ce grand homme entre dans l'histoire grâce à son désir de gloire, de réussite sociale, de courage et de tout ce qui peut honorer son amour-propre. Nommé « le bâtisseur », Enguerrand III ne cesse de défendre son indépendance tout au long de sa vie. Il détient une grande puissance et devient le porte-parole des grands barons de la région. Il ne cesse d'agrandir son territoire grâce à ses nombreuses batailles gagnées et décide alors de faire construire de nombreux châteaux : Coucy, Marle, Saint-Gobain, Folembray… Coucy est le lieu que ces ancêtres lui ont laissé. Mais le château n'est pas au goût de sire Enguerrand III. Il décide donc de tout démolir et de construire une demeure à sa hauteur. Il fait édifier quatre tours et un donjon ainsi que des remparts pour consolider sa protection et protéger la grandeur de son château. Les ruines de ces constructions vivent encore au cœur de la ville de Coucy-le-Château-Auffrique. Il devient un des plus puissants seigneurs du 13e siècle. Une vie glorieuse qui l'amène à une mort assez particulière.


La Maison de Coucy est le nom de trois familles :

* La première, qui tire son origine d'un comte de Chartres, en 965, s'est divisée en deux branches, dont l'une s'éteignit en 1213, et dont l'autre, qui prit le nom de Coucy-Vervins, subsiste encore.

* La deuxième famille, issue en 1213 d'Enguerrand de Guines, neveu du dernier sire de Coucy, s'est éteinte en 1400 dans la personne de Marie de Coucy, épouse du comte de Bar.

* La troisième, qui ne se rattache pas aux deux précédentes selon Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, est originaire d'Artois et s'est établie en Champagne. Selon la même source on peut aussi l'orthographier "de Coussy". Au XIXe siècle le prénom Enguerrand a été donné à plusieurs de ses membres, dont le plus important fut Louis-Enguerrand de Coucy (1760-1834), chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, officier au régiment d'Artois, sous-préfet de Vitry-le-François en 1814 et préfet du Jura de 1816 à 1820.


En 1226, le roi Louis VIII le Lion meurt inopinément en laissant le trône des Capétiens à un enfant de douze ans, le futur saint Louis. La régence du royaume est confiée à la mère du jeune prince, la reine Blanche de Castille. Enguerrand juge le moment opportun pour asseoir définitivement la suprématie des grands barons, dont il se fait le porte-parole. Pour montrer sa puissance et légitimer ainsi ses intentions, il entreprend la construction de nombreux châteaux forts dont le Château de Coucy, Marle, Assis-sur-Serre, Saint-Gobain et Folembray. Suite à ces constructions voici les rumeurs divulguées à travers les âges : En position de force, Enguerrand réussit à convaincre les grands seigneurs, ses pairs, de l'aider à enlever le jeune Louis IX (futur saint Louis) pour ceindre la couronne royale à sa place. Le complot aurait reussi sans la trahison de Thibault IV de Champagne qui, au dernier moment, se rangea du côté de Blanche de Castille, certainement séduit par ses charmes. Véridique ou non : Le sire de Coucy n'en gardera pas moins la réputation du plus puissant baron du royaume.


Malgré les recherches de quelques auteurs, l’origine de Coucy nous est encore inconnue. On sait seulement que ce pays faisait partie, sous les premiers rois de France, de la terre de Mège, sur l’étendue de laquelle nous n’avons aucun renseignement précis ; et qu’à cette époque il n’existait du nom de Coucy d’autre localité habitée qu’une bourgade située dans une forêt dite de Voas entre Saint-Quentin, Noyon, Laon et Soissons. Du reste on ignore complètement la véritable étymologie du mot Coucy. Ce qui paraît hors de doute, c’est que, vers l’an 500, Clovis, qui depuis quelques années, avait obtenu cette terre de Mège dans le partage que s’étaient fait les vainqueurs de Syagrius, en concéda une partie à Saint-Rémy, archevêque de Reims, et que cette bourgade se trouva comprise dans la donation. A sa mort, Saint-Rémy légua son domaine à l’Eglise de Reims à qui il appartint sans contestation pendant plus de quatre siècles, et ce ne fut qu’en 909 que l’archevêque Hervé, redoutant à la fois la convoitise des seigneurs voisins et l'approche si terrible des Normands, se résolut à le mettre à l'abri de leurs coups par la construction d'une redoutable forteresse. 11 choisit, comme emplacement la montagne qui défend et domine au sud le village de Coucy et y fit bâtir un château du mérite nom. A partir de ce moment, cette place acquit une véritable importance et devint partant un plus grand sujet d'envie.

Les travaux du château de Coucy, commencés vers 1225, se poursuivront jusqu'à sa mort en 1242. À l'extrémité ouest de la ville de Coucy, il bâtit un énorme quadrilatère, qu'il flanque de quatre tours colossales et qu'il couronne d’un donjon dont le célèbre architecte Viollet-le-Duc dira : « auprès de ce géant, les plus grosses tours connues, soit en France, soit en Italie, ou en Allemagne, ne sont que des fuseaux ». Les dimensions de ce donjon – cinquante-quatre mètres de hauteur, trente-deux mètres de diamètre, cent mètres de circonférence, et sept mètres cinquante d’épaisseur de murs à la base - traduisent la démesure de l'ambition de ce prince qui épousera, entre autres, la petite-fille d'Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre.




Généalogie



Décédé en 1242


Ses parents :

* RAOUL Ier de Coucy Sire de Coucy, Marle, la Fère, Seigneur de Vervins et Crécy, Croisé de BOVES 1135-1191 
* ALIX de Dreux CAPET 1156-1217/


Union(s) et enfant(s):

* Marié en 1204 avec Mathilde de Bavière d'ESTE 1172 
* Marié avant 1214 avec MARIE dame de Condé-en-Brie de MONTMIRAIL †1271 dont 

Ses enfants:

° ALIX de Coucy de BOVES 1219
° Marie de Coucy de BOVES 1220..1225-1257 
° Jeanne de Coucy de BOVES 
° Raoul II de Coucy Sire de Coucy, Marle, la Fère, Seigneur de Crécy, Montmirail, ...Vicomte de Meaux, Croisé de BOVES †1250 
° Enguerrand IV de Coucy Sire de Coucy, Marle, la Fère, Oisy, Seigneur de Crécy, Montmirail, ...Vicomte de Meaux, de BOVES †1311


Ses frères et sœurs :

¤ Thomas de Coucy Seigneur de Vervins de BOVES †1253
¤ Agnès de Coucy de BOVES ca 1175-1214/


Ses demi-frères et demi-sœurs :

Du côté de RAOUL Ier de Coucy Sire de Coucy, Marle, la Fère, Seigneur de Vervins et Crécy, Croisé de BOVES 1135-1191 avec AGNES de Hainaut la Boiteuse de FLANDRE 1142-1173

- Anne de Coucy de BOVES 
- Isabeau de Coucy de BOVES 
- Yolande de Coucy de BOVES 1164-1222





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Les seigneurs de Coucy


Une notice sur les seigneurs de Coucy 

Les grandes personnages du château de Coucy
http://www.chateau-coucy.fr/grandes figures.pdf

Melleville (historien du XIXe siècle) raconte Coucy


L'Aisne, une terre de Grandes familles


L'abbaye de Nogent et les sires de Coucy, d'une société historique de Haute-Picardie



La fiche historique de l'association sur le Château




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jeudi 15 septembre 2016

La forteresse de Saint-Clair sur Epte




























Situé sur la rive gauche de l’Epte, dans le département duVal d'Oise à la limite de la Normandie, l'Epte fut, au moyen-âge la frontière séparant le domaine royal du Duché de Normandie, Saint-Clerc-sur-Epte a été le théâtre de nombreux affrontements, le village a dut se doter d'une forteresse qui a été implanté dans une prairie humide drainée par de multiples canaux dès le Moyen Âge.
Dans la partie Sud du pré, à une centaine de mètres de la rivière subsistent les ruines du château édifié au XIème siècle.

La présence humaine sur le territoire de la commune est attesté dès la Préhistoire par la découverte d'une allée couverte datant du Néolithique recelant plus de 110 corps.

 Des groupements d'habitations existent à Saint-Clair-sur-Epte lors de la conquête des Gaules par Jules César, tout comme à Alges, à Gournay-en-Bray, à Ferrières, à Dampierre-en-Bray, à Elbeuf-en-Bray, à Avesnes-en-Bray, à Neuf-Marché... Saint-Clair-sur-Epte doit son nom à Clair du Beauvaisis, moine anglais originaire du Kent, né en 845 à Olchestria (actuelle Rochester), et qui aurait été décapité dans le village le 4 novembre 884. Établi sur l'Epte à hauteur du gué de la chaussée Jules-César, le village subit à partir de 820 les invasions viking.
 En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte y est conclu entre le roi de France Charles III le simple et le chef viking Rollon. Il lui octroie les territoires entre l'Epte et la mer, ce qui deviendra plus tard le duché de Normandie, en échange de l'arrêt des pillages. Par l'intermédiaire de ce traité, s'est donc opérée la séparation du Vexin en deux parties : le Vexin Normand et le Vexin français. Le village devient alors un poste frontière entre la Normandie et l'Île-de-France ; organisé selon la structure d'un village-rue, il vit essentiellement du trafic sur la route de Paris à Rouen, et d'un pèlerinage à saint Clair.
 Ayant subi de plein fouet le développement du chemin de fer au milieu du XIXe siècle, le village vit dès lors essentiellement de l'élevage, grâce à l'extension des prairies permis par l'assèchement des marais entrepris en 1843.





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* Le château-fort


Dénomination : Château-fort


Localisation :  
Impasse du Château, 95770,  Saint-Clair sur Epte, département du Val d'Oise.


Région : Ile-de-France


Année de construction :  XIe Siècle.



Matériaux : Moellons




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Architecture : 

Les ruines du château-fort se limitent à deux éléments distants l’un de l’autre d’une cinquantaine de mètres : à l’ouest, une porte constituée de deux murs parallèles, surmontés chacun d’une tourelle pleine hexagonale, et à l’Est, un peu plus au Nord, une tour édifiée sur plan circulaire de quatre mètres de diamètre.
Ces bâtiments présentent un appareil de moellons calcaires grossièrement taillés parmi lesquels on observe de fines plaques régularisant les assises.
Les environs marécageux et le fossé alimenté en eau par l'Epte sont également censés protéger la forteresse. Trois puits et deux caves doivent assurer la survie des soldats en cas de siège.

Ce donjon est le dernier vestige d'une forteresse construite à l'emplacement d'une ancienne villa carolingienne et rasé en 1531.


Le château de pierre est inscrit dans un cercle fossoyé, mais fossés et maçonneries s'accordent difficilement dans leurs plans, si le creusement avait été effectué dans le même temps que la construction du château de pierre, il aurait pris une forme polygonale qui aurait suivi le contour des maçonneries. Or, ce tracé est parfaitement circulaire et la plus grande probabilité est que l'on a édifié des murailles, à l'intérieur d'une enceinte préexistante en remplacement d’une palissade de bois. Quant aux fossés dans leur ensemble, ils ne laissent pas entrevoir de chronologie dans leurs aménagements. Textes et observations archéologiques plaident pour une première construction de pierre, dans une enceinte préexistante au cours de la seconde moitié du XIIe siècle. 

Antérieure au château de pierre, la petite enceinte circulaire peut correspondre au château cité en 1118. Le contexte frontalier suggère même que la position existe dès la fin du XIe siècle : en 1096, Guillaume le Roux, roi d’Angleterre, construit un château à Fuscelmont, qui deviendra Château-sur-Epte32. La position en retrait du château normand par rapport au franchissement de la rivière à Saint-Clair, plus de 1500 mètres, indique que la place française était déjà fortifiée. La superposition de l’enceinte à la voie permet de supposer que le tracé en a été revu. C’est peut-être à cette période que la montée sur le plateau a été déviée vers le nord, pour éviter le coteau très raide où les dernières hypothèses placent la voie antique . 
Le grand tracé semi-elliptique est quant à lui beaucoup plus énigmatique car ses raccordements avec les autres parties du château ne sont pas évidents. Sa position, autour du point fort, pourrait indiquer une fonction de bassecour, mais les dimensions supérieures à ce que l’on rencontre habituellement sur les châteaux des XIe-XIIe siècles suggèrent de rester prudent sur la contemporanéité des deux enceintes. D’autre part, l’aménagement du bief, assez tardif, a pu effacer ces traces vers le sud-est ou encore en réaménageant les fossés existants. Le château de Saint-Clair peut être comparé à un autre site de la vallée de l’Epte qui apparaît dans les textes à la même période. À Gasny, le roi de France Louis VI le Gros a édifié un château contre lequel Henri Ier a construit deux fortifications de siège dont celui de Malassy. Suger apporte quelques détails sur cet épisode et précise que Gasny, où se sont établies les troupes du roi de France, est entouré par le cours de l'Epte et présente en son milieu un abri très sûr qui interdit tout passage en aval et en amont de la rivière.









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Historique :

De l'ancienne forteresse du XIe siècle, subsiste la base d'un donjon. Sa mission était de défendre l'Île-de-France contre les Anglais, et le château est effectivement assiégé par Henri Ier d'Angleterre en 1181, puis reconquis par Philippe Auguste.
Au XIIe siècle, Philippe Auguste fait améliorer les fortifications et édifier un châtelet sur l'unique voie d'accès.
Le château-fort est finalement rasé en 1531.

Destinée à défendre l'Île-de-France contre les envahisseurs, elle est assiégée en 1118 par Henri Ier d'Angleterre, puis reprise par Philippe Auguste. Elle subit alors quelques modifications. Une porte, conçue comme un avant-corps, est érigée à l'extérieur des murs. Elle barre l'unique route desservant la vallée marécageuse. Le château, entouré d'un fossé alimenté par l'Epte, comprend trois puits et deux caves aménagées en vue de soutenir toute attaque ; l'une est réservée aux armes et l'autre aux provisions. Dans cette même optique, un souterrain aurait été creusé entre la forteresse et le prieuré.

Saint-Clerc-sur-Epte et Château sur Epte, il est difficile de séparer entièrement ce que nous avons à dire sur chacun de ces lieux, l'histoire de l'un se lie essentiellement à celle de l'autre. Au XIIe siècle l'abbaye de Saint-Denis avait à Saint-Clair un prieuré considérable, près de ce prieuré, un coteau nommé à cette époque Fuscel-Mont ou Ficel-mont acceuilla le duc de Normandie, Henri II, qui fut plus tard roi d' Angleterre, il fit bâtir une forteresse, d'où vient le nom de Château sur Epte.
En 1153, Louis le jeune fit don de ce château nouvellement construit à l'abbaye de Saint-Denis, et, quatre ans plus tard, l'archevêque de Rouen confirma à la même abbaye la possession d'une église qu'on trouve nommée dans les anciens titres: Castrum novum sancti Dionisii, ou simplement, Castrum novum, qui ne peut désigner que le lieu de Château-sur-Epte.
En 1212, Robert de Chaumont contesta aux religieux le patronage de Saint-Clair, mais il se désista de ses prétentions et le monastère continua de nommer à la cure de Saint-Clair, de même qu'à celle de Château sur Epte qu' on appelait Château Neuf Saint Denis ou Château Neuf en Vexin. Au XVIIe siècle, le prieuré de Saint-Clair n' était plus qu'un bénéfice simple à la collation de l' abbaye de Bourgueil, le monastère de Saint-Denis continuait cependant à présenter à la cure et le seigneur du lieu à celle de Château sur Epte.

Saint-Clair-sur-Epte est surtout fameux dans l' histoire par le traité qui y fut signé entre Charles IV et Rollon, chef des Normands.











* Un document historique sur le château de Saint-Clerc (d'après une société normande d'études archéologique et historique)
http://www.crahn.fr/index.php


* Le  traité de Saint-Clerc sur Epte
http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr


* Trois énigmes à Saint-Clerc
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jds_0021-8103_1976_num_1_1_1332


* Rollon et la Normandie
http://www.histoire-normandie.fr/rollon-et-la-naissance-de-la-normandie


* Le patrimoine à Saint-Clerc
http://fr.topic-topos.com/vestiges-de-chateau-fort-saint-clair-sur-epte


* La fiche historique du château
http://maintenance-et-batiment.blogspot.fr/2015/09/fiche-historique-les-chateaux-forts.html




Le tourisme
http://www.valdoise-tourisme.com/

Audio-guide de la vallée de l'Epte
http://www.pnr-vexin-francais.fr/fr/education-et-culture/valorisation-patrimoines/audioguide/






 La ville de Saint-Clerc-sur-Epte
















Les mini-expositions








* Paris ville Antique
http://www.paris.culture.fr/


* Un architecte dans la grande guerre, Jacques Carlu, un album de croquis
http://www.citechaillot.fr/fr/expositions/expositions_virtuelles/26264-nouvelles_acquisitions_un_architecte_dans_la_grande_guerre.html


* Immortaliser Versailles, une série de photos sur le château
https://www.google.com/culturalinstitute/beta/exhibit/immortaliser-versailles/AR8X4Mtd?hl=fr


* Des documents artistique, historique sur le château de Chambord
https://www.google.com/culturalinstitute/beta/partner/domaine-national-de-chambord?hl=fr




















jeudi 16 juin 2016

La Picardie fortifiée






Ce blog est un espace dédié aux expositions, il fait parti de l'association Ch-et-T, "Un Chemin historique et Touristique en Ile de France", association qui à pour but de répertorier, de faire connaitre et faire découvrir les Châteaux de la région Francilienne, qu'ils soient construits, détruits, démolis ou encore existants  sous forme de vestiges ou de ruines. L'association,  possède aussi des documents sur les villes royales, seigneuriales et ce qui touche aux châteaux, à l'art.

 ch-et-t.jimdo.com









La Picardie remonte au Paléolithique, époque où les hommes de la Préhistoire s'installèrent sur les terrasses alluviales de la vallée de la Somme. Elle se poursuivit au Néolithique, époque où l'on se sédentarisa et cultiva la terre. À l'âge du fer (La Tène), les Celtes vinrent s'installer dans cette région puis ce fut la conquête romaine et l'entrée de ce territoire dans l'histoire écrite. Avec les invasions barbares du ve siècle, une nouvelle période commença, le Moyen Âge, mais ce n'est qu'à l'aube du XIe siècle que le mot « Picard » apparut pour la première fois dans un texte. « Picard » désigna des hommes avant de désigner un territoire. Au XIIIe siècle, il y avait une « nation picarde » (ensemble des étudiants parlant le dialecte picard) à l'Université de Paris.
La Province de Picardie n'émergea réellement qu'à la fin du Moyen Âge (fin du XVe siècle), lorsqu'elle devint la marche frontière entre les Pays-Bas espagnols et le royaume de France. Un gouvernement de Picardie fut alors créé, qui disparut à la Révolution française, les provinces laissant place aux départements. Ce n'est que dans les années 1960 que la Picardie redevint une entité administrative... Terre d'invasion et de passage, la Picardie a une histoire qui fut souvent tragique, indissociable de celle de la France. Comme l'écrivit Jules Michelet : « L'histoire de l'antique France semble entassée en Picardie. »,



En 1030, la Picardie actuelle était divisée en 4 cantons, le Vermandois, qui allait de Saint-Quentin en passant par Amiens et Abbeville, le Comté de Champagne, très puissant à cette époque, le Comté de Sens, le Comté de Beauvais ainsi que des seigneuries éclésiastique comme Laon, Reims, Beauvais.



* Les places fortes qui formaient la barrière de la France avant Louis XIV ;

Boulogne sur mer, Hesdin, Montreuil, Doullens, Abbeville, Amiens, Péronne et Ham sur la Somme.
La ligne de la Somme, qui a joué un grand rôle autrefois, était complétée par les places de Corbie et de Saint-Quentin aujourd' hui démantelées. Tournées à droite par la Sambre et l' Oise qui conduisent droit sur Paris, les places de Picardie n' ont joué aucun rôle depuis que Louis XIV a porté plus au Nord notre zone de défense.

Entre Escaut et Meuse la frontière est d'abord traversée par l' Escaut fortement défendu par Coudé, Valenciennes, Kouchain et Cambrai, la grande forêt de Mormal et le Quentinoy ferment l' intervalle entre l' Escaut et la Sambre, le cours de la Sambre est défendu par Maubeuge et Landrecies. L' intervalle entre Sambre et Meuse est resté défensif jusqu'en 1815. La perle de Philippeville et de Mariembourg, de Beaumont et de Chimay a rendu impossible les communications entre les places de la Sambre et celles de la Meuse et a pratiqué une trouée dangereuse que les petites places d' Avesnes et de Ruerai sont incapables de fermer. La trouée de la Sambre tourne les places de la Flandre.

 Les lignes de la Meuse et de l' Argonne ferme à l' ennemi la vallée de l' Oise, c' est le chemin le plus court et le plus dépourvu d' obstacles qui conduit de la frontière à Paris.

Les grands fleuves servaient de barrière défensives vers Paris, des villes comme Laon, Soissons (par exemple) servait de bouclier.

Abbeville fit partie de la Basse Picardie, elle devint la capitale du Ponthieu et la résidence des comtes de ce nom. Charlemagne l' avait entourée de quelques fortifications, elles furent beaucoup augmentées par Hugues Capet en 962, ce prince faisait grand cas de cette ville à eau. De sa situation, à l' embouchure de la Somme, il en fit un boulevard contre les incursions des Normands et des Danois qui, déjà plusieurs fois, avaient pénétré dans le pays en remontant la rivière.

De plus, afin de protéger la frontière nord du royaume, une série de place fortes ont été construites, il s'agissait des villes de : Saint-Quentin, Corbie, Amiens, Doullens, Abbeville, Montreuil-sur-Mer, Rue, Saint-Valery, Le Crotoy, Saint-Riquier, Crèvecœur-en-Cambrésis et Mortagne ainsi que des châtellenies de Roye, Péronne et Montdidier.




                                                    *Un aperçu des places fortes

En Picardie, près de la frontière justement, il éxistait des places fortes d'importance comme Laon, la Ferté, St-Quentin, Péronne, la Chappelle, Ardres, Ham, Dorlens, Corbie, Amiens ainsi que d' autres moins fortifiées comme Boulogne, Monstreuil, Soissons qui était une place passablement forte et capable de bâtir une défense. Beauvais qui se trouve un peu plus au Sud dans le pays, vers Paris, était bien fortifiée, elle soutennait un assez long siège. Mais si nous regardons Calais, au bord de mer, elle est restée bien fortifiée, cette ville emporte le prix de la fortification entre toutes celles de Picardie. Châlons en Champagne, comme Reims, étaient des places fortes de moyenne importance.
 Les places fortes sont de même essentiellement conservatrices et seules sous ce rapport parmi les grands instruments de guerre elles semblent être justifiées aux yeux de l' humanité.  
Autrefois les places fortes se défendaient pendant des années entières et le plus souvent après de gros efforts, l' assiégeant se voyait obligé de lâcher prise avec une armée totalement ruinée. Le siège d' une place était donc alors une opération décisive, aussi bien pour celui qui l' entreprenait que pour celui qui avait à le soutenir. Tel était l' état des choses lorsque parut M de Vauban, elles changèrent bientôt de face, Vauban créa un nouvel art des attaques, aucune place ne put tenir contre ses procédés, toutes succombèrent au terme à peu près dont nous avons parlé ci dessus.


 Il n' existe plus de traces visibles d' autres forteresses à Bailleul sur Thérain, Berneuil, Boubiers, Chambors, Damerancourt, Dargies, Flavacourt, Hodenc en Bray, Hodenc-lévêque, Lihus, Lormaison, Montagny, Mouchy le Châtel, Ons en Bray, Sandricourt, Sérans, Silly, Sorcy, etc …

 Cette courte énumération laisse pressentir à quel point les destructions des places fortes ont été poussées à la fin du moyen-âge dans la région centrale du département.










* Le rattachement de la Picardie au royaume de France

Le Traité d'Arras, signé le 20 septembre 1435, mit fin à la Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Par ce traité, le roi Charles VII cédait à Philippe le Bon les Villes de la Somme, le comté de Mâcon et le comté d'Auxerre. Il donnait surtout une indépendance de fait au duc de Bourgogne. Plus précisément, le duc de Bourgogne restait vassal du roi de France mais était dispensé de l'hommage. En échange, Charles VII obtenait la reconnaissance de son titre de roi de France. 

Le 11 décembre 1435, le roi Charles VII jura de respecter scrupuleusement toutes les clauses du traité d'Arras. Les villes de la Somme furent rachetées par Louis XI, le 20 août 1463, à Philippe le Bon contre 400 000 écus, afin de protéger la frontière nord du royaume par une série de place fortes. Il s'agissait des villes de : Saint-Quentin, Corbie, Amiens, Doullens, Abbeville, Montreuil-sur-Mer, Rue, Saint-Valery, Le Crotoy, Saint-Riquier, Crèvecœur-en-Cambrésis et Mortagne ainsi que des châtellenies de Roye, Péronne et Montdidier. La Ligue du Bien public réunit en 1465, les opposants à Louis XI sous la houlette de charles le Téméraire héritier de Bourgogne. Par le Traité de Conflans du 5 octobre 1465, le duc de Bourgogne récupérait les villes de la Somme, notamment Amiens, Abbeville, Guînes et Saint-Quentin, mais aussi le comté de Boulogne. En octobre 1468, craignant une résurrection de la Ligue du Bien Public et le débarquement d'une armée anglaise pour la soutenir, Louis XI vint à Péronne, quartier général bourguignon pour y discuter d'un accord de paix. En échange Charles le Téméraire souhaitait obtenir une confirmation de la ligne de la Somme et une juridiction souveraine sur ses fiefs français. Alors que les négociations étaient sur le point d'aboutir, Charles apprit, avec colère, que Liège s'était à nouveau révoltée à l'instigation du roi de France, pensa-t-il. Louis XI, captif et craignant pour sa vie, fut contraint d'accepter de signer le Traité de Péronne et d'accompagner Charles le Téméraire dans l'expédition punitive que celui-ci mena aussitôt contre la ville de Liège.













Les châteaux crées jusqu'au milieu du XIIe siècle : 

 * Châteaux-fort de la Champagne occidentale ;

Bray sur seine, Château-Thierry, Coulommiers, Crécy, La Tour aux Maréchaux, Marolles sur seine, Montereau, Oulchy le Château, Provins.


* Châteaux-fort du Valois ;

Crépy-en-Valois


* La partie Nord du domaine royal, Compiègne

Béthisy-Saint-Pierre, Senlis, Montmélian

Châteaux disparus à Paris et aux alentours ; 

Saint-Germain-en-Laye, hennemont, Poissy, Montmorency


* Le Comté de Clermont

Clermont

Châteaux disparus du comté ;

Montataire, Creil, Litz, La Neuville-en-Hez, Cressonsacq, Bulles, Gournay sur Aronde.


* Le comté de Beaumont

Beaumont-sur-Oise

Châteaux disparus du comté ;
Chambly, L'Isle-Adam, Bruyère sur Oise, Asnière sur Oise, Luzarches, Conflans Sainte-Honorine



* Une chronologie historique de la région









#  Département de l'Oise;

Dès l’époque mérovingienne, quelques-uns des territoires de l’actuel département ont fait partie du domaine royal et ont exercé une influence considérable dans l’histoire nationale. Attention toutefois, parler de frontières du Domaine Royal est anachronique. En effet, à l’origine le terme de frontière désigne la ligne de front d’une troupe en ordre de bataille. Avec Vauban, ingénieur militaire de Louis XIV, la frontière correspond à une ligne de places fortes. Ce n’est qu’à partir de la Révolution française que le terme prend son sens de « limite » géopolitique.


# Arrondissement de Senlis;

  La section Est de l' arrondissement comprenait la plus grande partie du pays de Valois dans lequel on comptait, au XVIe siècle, selon un auteur du XIXe siècle, 117 maisons ou châteaux de gentilshommes, de race et d' armes, et cent cinquante six seigneurs fieffés ayant aussi leurs châteaux. Il ne reste presque rien de cette architecture féodale.


*

Les premiers châteaux forts qu' éleva la féodalité se composèrent d' une cour basse et d' une seconde enceinte qui renfermait une tour ou un donjon. Quelquefois une seule tour formait toute la forteresse, sa construction n' avait rien encore de l' élégante architecture des siècles qui suivirent. Le soin de la sûreté en fit les seuls frais. On choisissait des lieux écartés et des roches escarpées qui servirent de bases à ces châteaux, bientôt les villes eurent aussi leurs forteresses, les abbayes, les églises furent entourées de remparts, on adossa des tours à leurs murailles. On peut juger du développement que prit la construction des forteresses par ce que nous en apprend Le Carpentier dans sa chronique du Cambrésis. On pouvait, dit cet historien, compter dans ce pays plus de quatre-vingts dongeons et plus de six cent maisons de défense comme des petits châteaux très bien murrés et fortifiés. 

La Picardie et l'Artois eurent aussi beaucoup de châteaux-forts, il ne reste aucun vestige du plus grand nombre. Pris et repris pendant l' invasion anglaise, au pouvoir des Navarrois, des Bourguignons, des Espagnols ou des armées françaises, leur histoire est mêlée à toutes les guerres du moyen âge. 
Le Valois nous montre encore avec orgueil les ruines de son château de Pierrefonds dont les fortes murailles portèrent souvent ombrage à nos rois. 
Le Soissonnais à sa tour de Coucy, reste de l' antique demeure de ces sires de Coucy dont la valeur éclate dans les pages des plus glorieuses de nos annales. 
C' est en Vermandois, dans le château de Beaurevoir, que fut conduite l' infortunée Jeanne d' Arc demeurée prisonnière sous les murs de Compiègne et c' est en Vermandois encore que s' élevait le château de Fayel que Gabrielle de Levergies et Raoul de Coucy ont immortalisé par leurs amours et par leurs infortunes. 
Péronne vit les murs de son antique forteresse recevoir en prisonnier le roi Louis XI dont l' habileté, cette foi,s fut mise en défaut par Charles le Téméraire qui s' énorgueillissait de son château de Boves et le Ponthieu.













Inventaire de la Picardie


Les places fortes de la Picardie aux alentours de l'Ile-de-France


Une présentation de place fortes


Des portraits de châteaux-forts ayant éxistés


Des livrets de photos de places fortes du moyen-age


Les places fortes entourant l'ile-de-France
















Les mini-expositions





°   Les génies de la marine
http://mnm.webmuseo.com/ws/musee-national-marine/app/collection/expo/7


°   La citadelle d'Amiens
http://www.amiens.fr/attractivite/patrimoine-histoire/patrimoine-bati/citadelle/citadelle.html


° Un livre d'heures
http://memoirevive.besancon.fr/?id=401


° Quand les places fortes du Nord deviennent Française
http://www.archivesdepartementales.lenord.fr/?id=71&pattern=portail/cms_viewer.xml&img_tot=8&img_num=1


° Les chapelles du palais des papes
http://www.culture.gouv.fr/culture/palais-des-papes/fr/acceuil.html











Un livre à feuilleter; l'art de fortifier les places régulières et irrégulières